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La Commission scolaire English-Montréal n'écarte pas le recours aux tribunaux

Une classe vide.

Une salle de classe vide dans une école du Québec.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

Radio-Canada

Déçue par l'annonce du transfert de deux de ses écoles à la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) explore la possibilité de contester en justice cette décision de Québec.

On veut s'assurer de protéger notre commission scolaire, a expliqué vendredi, en entrevue à ICI Première, la présidente de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM), Angela Mancini.

Des membres de la CSEM souhaitent que la commission scolaire s'en remette aux tribunaux pour faire annuler la décision du ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge. Aucune décision n'est prise pour le moment, affirme la présidente de la CSEM, quant à la possibilité d'un recours en justice.

Nous, on doit regarder très honnêtement quelles seraient les prochaines étapes pour nous, poursuit-elle, ajoutant que le recours légal est quelque chose de très possible.

À la rentrée, les élèves et le personnel anglophones des écoles primaire General Vanier et secondaire John Paul I seront relocalisés afin de laisser la place aux francophones de la CSPI. C'est que, dans l'arrondissement de Saint-Léonard, les établissements de la CSPI manquent d'espace, alors que ceux de la CSEM ne sont pas utilisés à leur pleine capacité.

Le 2 juillet, la CSEM présentera un plan d'intervention aux parents, aux administrateurs et aux membres des conseils d'établissement des deux écoles visées.

L’Association des commissions scolaires anglophones du Québec a déjà évoqué que ce transfert serait anticonstitutionnel, puisqu'il pénalise la minorité de langue anglaise.

Mme Mancini affirme qu'au sein de la commission scolaire, c'est la déception. Le ministre aurait pu agir différemment, dit-elle.

Angela Mancini.

Angela Mancini, présidente de la CSEM

Photo : Radio-Canada / Pierre Deshaies

Il y a le facteur humain qu'on oublie, déplore Mme Mancini. De tous les côtés, mais surtout du côté de la Commission scolaire English-Montréal, [c'est difficile] pour les jeunes et les employés de ces écoles qui, du jour au lendemain, doivent changer d'école.

En entrevue à CBC, le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge espère que la commission n'aura pas recours à justice.

« C'est comme dire à des élèves de la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île : "vous ne méritez aucun cours. Vous ne méritez pas d'avoir une école. Vous ne méritez pas le droit d'avoir une école" », a-t-il dit.

Angela Mancini a affirmé que le ministre Roberge a accordé la somme de 3,3 millions de dollars en dédommagement pour compenser la perte des deux bâtiments cédés à la CSPI.

Un troisième établissement, l’École Gerald McShane, située dans Montréal-Nord, demeure dans le giron de la CSEM, alors qu'il avait été envisagé de la transférer aussi à la CSPI.

Le ministre Roberge a tenu à rassurer la communauté anglophone sur le fait que le gouvernement ne prévoit pas de prendre « les écoles une à une ».

De nouvelles inscriptions

À la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, on assure que le transfert « se fera de la façon la plus respectueuse possible », a déclaré le président Miville Boudreault.

M. Boudreault affirme que l'apport en nouveaux élèves est si élevé à la CSPI qu'il équivaut à une nouvelle classe chaque semaine. Ces enfants qui s'inscrivent en si grand nombre sont, pour la plupart, de nouveaux arrivants. Depuis un an et demi, ce sont 3500 élèves qui se sont ainsi ajoutés à la population de la CSPI, a expliqué Miville Boudreault sur ICI Première, vendredi.

Une école change de main à Pierrefonds aussi

La Commission scolaire Lester-B.-Pearson, anglophone, doit, elle aussi, céder un de ses établissements à une commission scolaire francophone. Il s'agit de l’École secondaire Riverdale, à Pierrefonds, qui passe à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.

En contrepartie, Lester-B.-Pearson obtient de Québec un dédommagement de 1,15 million de dollars, en plus d’une enveloppe de 12,48 millions de dollars « sous forme de remboursement d’emprunt auquel s’ajouteront les intérêts ».

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