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« J'étais magané » : David Saint-Jacques fait le point sur son retour sur Terre

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David Saint-Jacques en conférence de presse avec le docteur Raffi Kuyumjian et Natalie Hirsch de l'Agence spatiale canadienne.

L'astronaute canadien David Saint-Jacques a fait le bilan de son retour sur Terre après six mois en orbite.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’astronaute canadien David Saint-Jacques s’est adressé pour la première fois aux médias, vendredi, depuis son retour sur Terre, lundi dernier, au terme d’un séjour de six mois dans l’espace, à bord de la Station spatiale internationale.

David Saint-Jacques, dont le corps doit se réhabituer aux effets de la gravité terrestre, a parlé aux journalistes à partir du centre spatial Johnson de Houston, au Texas, en compagnie du Dr Raffi Kuyumjian, médecin de vol à l’Agence spatiale canadienne (ASC), et de Natalie Hirsch, spécialiste de l'exercice physique et de la nutrition de l'ASC.

Il a d'abord raconté en détail son voyage de retour à bord de la capsule russe Soyouz.

Lorsqu'on embarque dans Soyouz, c'est le premier mouvement que l'on ressent depuis plusieurs mois, a raconté David Saint-Jacques.

Une fois entrée dans l'atmosphère terrestre, la capsule voyageait à une vitesse moyenne de 8 kilomètres par seconde, et les astronautes ont rapidement ressenti leur propre poids après des mois en apesanteur.

On sent même la luette au fond de la gorge s'écraser, précise-t-il.

Une fois le parachute ouvert, les astronautes se sont tapé les mains à l'intérieur de la capsule.

C'est le moment où on se dit que l'on va survivre étant donné que le parachute a ouvert, a expliqué M. Saint-Jacques.

L'impact de la capsule lorsqu'elle touche le sol a été comparé par l'astronaute à celui d'un accident de voiture.

Une fois au sol, David Saint-Jacques a dû composer avec d'importantes nausées et des problèmes d'équilibre, mais il affirme se sentir beaucoup mieux maintenant.

La gravité est redevenue mon amie, a-t-il lancé aux journalistes.

David Saint-Jacques a noté qu'une des choses qui allaient lui manquer de la Station spatiale internationale est la vue incomparable sur la Terre.

Je me ferme les yeux encore et je revois cette vue de la coupole de la station spatiale, et ça m'émeut.

David Saint-Jacques, astronaute

Un retour sans répit

L’astronaute de 49 ans, qui est rentré sur Terre le 24 juin dernier à bord d’une capsule russe Soyouz en compagnie du cosmonaute russe Oleg Kononenko et de l’astronaute américaine Anne McClain, a éprouvé des malaises à sa sortie de l’engin spatial.

Incapables de se tenir debout en raison de leur séjour prolongé dans l’espace, David Saint-Jacques et ses collègues travaillent maintenant à réhabituer leur corps aux effets de la gravité terrestre.

L'astronaute est également le sujet de plusieurs expériences scientifiques, a-t-il indiqué lors de la conférence de presse sans en spécifier la nature.

Lorsque j'ai encore les effets de l'apesanteur sur moi, c'est là que je suis intéressant pour les scientifiques, a lancé David Saint-Jacques.

Cette étape peut prendre du temps. En général, les astronautes de retour sur Terre doivent attendre plus de trois semaines avant de retrouver complètement le sens de l’équilibre, une pression artérielle normale et le tonus musculaire nécessaire pour se tenir debout et marcher librement.

Entre-temps, l'astronaute peut compter sur la présence de sa famille, dont sa conjointe Véronique Morin, qui a indiqué en entrevue à l'émission 24/60 que le couple reprenait une « vie normale ».

On est bien entraînés pour gérer l'absence, a-t-elle ajouté lorsqu'elle a été questionnée sur le voyage de son conjoint.

David Saint-Jacques devra aussi se remettre des effets du « rayonnement spatial », qui est particulièrement dur pour le corps des astronautes.

L'astronaute a hâte, une fois ces analyses réalisées, de revivre plusieurs plaisirs de Terrien comme le contact physique avec les membres de sa famille, la sensation du « vent dans le visage » et la fréquentation d'endroits populeux.

Ça me manque, les endroits où il y a plein de gens, a expliqué David Saint-Jacques en faisant référence au centre-ville de Montréal.

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