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Une entente historique confirme le droit à l’autodétermination de la Nation métisse de l'Ontario

France Picotte, vice-présidente de la Nation métisse de l’Ontario.

France Picotte, vice-présidente de la Nation métisse de l’Ontario. (Archives)

Photo : CBC / Derek Spalding

Radio-Canada

Alors qu'Ottawa vient de reconnaître le droit à l'autonomie gouvernementale de la Nation métisse de l'Ontario, celle-ci peut désormais se mettre à la tâche pour écrire sa propre constitution et établir son modèle de gouvernance.

Ce n’est pas croyable, juste de voir l’encre sur le papier, c’était fantastique, s’est réjouie la vice-présidente de la Nation métisse de l'Ontario, France Picotte.

Le gouvernement fédéral a officiellement reconnu le droit à l’autogouvernance des Nations métisses de l’Alberta, de la Saskatchewan et de l’Ontario, jeudi, en signant des accords qui confèrent davantage de pouvoir à leurs gouvernements.

Dans une entrevue accordée à l’émission Ça parle au Nord, France Picotte, est revenue sur cette entente historique.

C’est tellement rassurant d’être venu à bout de signer cette entente-là avec le gouvernement fédéral. Cette entente qui nous reconnaît comme étant le gouvernement du peuple métis en Ontario, c’est fantastique, a déclaré Mme Picotte.

Un groupe de personnes debout

La ministre Carolyn Bennett (quatrième à partir de la gauche) a rencontré les représentants des Nations métisses de l'Ontario, de la Saskatchewan et de l'Alberta à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Si cette reconnaissance est une victoire, il reste encore beaucoup de travail à la Nation métisse de l’Ontatio, qui devient désormais un ordre de gouvernement qui pourra se doter de ses propres lois et sa propre constitution, a expliqué France Picotte.

On a un bon chemin d’accompli, oui, mais il en reste beaucoup encore à faire.

France Picotte, vice-présidente de la Nation métisse de l'Ontario

On doit travailler sur notre constitution, sur nos lois, on a beaucoup d’ouvrage à faire avec notre peuple, alors il faut aller parler aux gens de nos communautés, aller voir ce qui va être dans notre constitution, comment on va se former comme gouvernance parce que pour l'instant on est un organisme à but non lucratif.

France Picotte veut que cette construction se fasse avec les Métis de la province. Il faut être certain que notre peuple comprenne l’entente, et la digère et après ça, on peut faire l’ouvrage qu’on doit faire, indique-t-elle.

Combien de fois un peuple est sur le point de construire sa gouvernance, son gouvernement pour répondre aux besoins de son peuple, c’est extraordinaire!

France Picotte, vice-présidente de la Nation métisse de l'Ontario

Selon France Picotte, cette reconnaissance va améliorer les relations avec le fédéral. Ça va être une relation de gouvernement à gouvernement et ça va être une relation qui va être plus respectueuse des besoins des membres de notre Nation Métis.

Ça va faire une grosse différence.

France Picotte, vice-présidente de la Nation métisse de l'Ontario

Elle ajoute par ailleurs que le droit à l'autogouvernance confère à la Nation une responsabilité plus importante envers le peuple métis. Ça change aussi notre devoir envers le peuple, il devient énorme parce qu’on doit répondre aux besoins du peuple.

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