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La ZEC Rivière-Mitis menacée de fermeture

L'affiche de la ZEC Rivière-Mitis.

La ZEC Rivière-Mitis

Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Radio-Canada

La ZEC Rivière-Mitis pourrait être contrainte de cesser ses activités cet été en raison de difficultés financières. L'organisme à but non lucratif qui gère les activités de pêche au saumon sur la rivière Mitis dit éprouver des difficultés depuis que la centrale Mitis-2 a cessé ses activités.

Seulement une douzaine de saumons ont réussi à monter la rivière Mitis depuis le début de la saison.

Pour les gestionnaires de la ZEC, l'absence de saumons dans la rivière en début de saison est un casse-tête avec lequel ils doivent composer pour une deuxième année de suite.

Selon eux, le piège de capture temporaire installé par Hydro-Québec depuis que la turbine de la centrale Mitis 2 a cessé de tourner n'attire pas les saumons qui sont transportés en amont du barrage en camion.

Historiquement, le modèle de la ZEC Rivière-Mitis fait qu'on devrait avoir beaucoup plus de saumons dans la rivière, généralement la montaison sur la Mitis se fait plus tôt que sur la Matane. Et, là, [dans la rivière] Matane, si on regarde en date d'aujourd'hui, il y a une centaine de saumons déjà présents, explique Frédéric Roy, directeur adjoint de la ZEC Rivière-Mitis.

Cette situation cause des problèmes financiers à la ZEC qui vend moins de permis de pêche qu'à l'habitude.

Le lit d'une rivière.

La rivière Mitis

Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

L'organisme risque de cesser ses activités cet été s'il ne réussit pas à renflouer ses coffres rapidement.

Nous, ce qu'on demande à Hydro-Québec, c'est de prendre ses responsabilités.

Frédéric Roy, directeur adjoint de la ZEC de la Rivière-Mitis.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, réclame d’ailleurs une intervention de Québec pour soutenir financièrement la ZEC. Le signal qu'on envoie du côté d'Hydro-Québec, c'est "organisez-vous avec vos problèmes". Ça ne peut pas fonctionner comme ça, déplore-t-il.

De son côté, la société d'État défend l'efficacité de son piège de capture. Hydro-Québec affirme que la montaison prend du retard parce que le saumon n’est pas au rendez-vous comme prévu cette année.

Les observations qui ont été faites dans les dernières semaines par les biologistes et les experts sur le terrain et même par les nombreuses caméras qu'ils ont installées sur le site, ça confirme que le saumon n'était pas au rendez-vous dans les premières semaines de montaison, affirme Réjean Savard, conseiller à la Direction des affaires régionales et collectivités d'Hydro-Québec.

L'an passé, Hydro-Québec avait jugé non recevable la demande d'aide financière de l'organisme pour compenser les pertes encourues.

D’après les informations d’Isabelle Damphousse

Bas-Saint-Laurent

Faune marine