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Récupération des plastiques agricoles : le programme en danger dans les CUPR

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En 2018, Recycle-Action a récupéré près de 49 000 kg de plastiques agricoles.

Photo : Radio-Canada

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Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Cela fait maintenant trois ans que les agriculteurs des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) peuvent donner une deuxième vie au plastique blanc qu’ils utilisent pour emballer leurs balles de foin. Toutefois, le programme mis en place par Recycle-Action pourrait devoir être abandonné.

La Chine, qui était, il n’y a pas si longtemps, le plus grand importateur de déchets plastiques au monde, est désormais beaucoup plus sélective, ce qui a causé un effondrement du marché. Résultat : les quelque 49 000 kg récupérés par Recycle-Action en 2018 n’ont toujours pas trouvé preneur.

Tous les mois, ça s'accumule. […] On est pris avec [les plastiques agricoles]. Il n’y a plus d’acheteur, se désole le directeur de l’entreprise sociale, Robert Lessard.

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Le centre de dépôt et de tri de Recycle-Action à Hawkesbury est presque rempli à pleine capacité.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Ce problème en entraîne un autre. Le centre de dépôt et de tri de Recycle-Action à Hawkesbury a pratiquement atteint le maximum de sa capacité.

J’ai [le droit à] un maximum de [200 000 kg de matières recyclables] en tout temps […] ici dans le bâtiment. [Actuellement], je suis à plus de [100 000 kg] de plastiques. […] Il me reste juste [100 000 kg] pour la balance de mes produits. […], ajoute le directeur de Recycle-Action.

« Il faut trouver une solution assez rapidement. »

— Une citation de  Robert Lessard, directeur de Recycle-Action

Recycle-Action pourrait à contrecœur mettre fin au programme, ce qui forcerait beaucoup d'agriculteurs à reprendre leurs vieilles habitudes : enfouir ou brûler leurs plastiques agricoles.

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Le directeur de Recycle-Action, Robert Lessard

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

L’autre solution, privilégiée par l’entreprise, serait de trouver un espace d’entreposage temporaire en attendant que le marché pour ce produit reprenne de la vigueur.

Un enjeu régional

Les CUPR, qui financent le programme à la hauteur de 35 000 $ par année, ont été saisis du dossier. L’enjeu était à l’ordre du jour du comité de développement économique et touristique des CUPR mercredi.

On avait trouvé une utilité [pour les plastiques agricoles]. C’est malheureux que, tout d’un coup, […] on ne [peut] plus s’en servir. Serons-nous capables de garder tout ce plastique-là en réserve? Je ne le sais pas, a indiqué le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins.

De son côté, le directeur de Recycle-Action croit que la conjoncture appelle plus que jamais à une réflexion plus large sur nos habitudes de consommation.

Il y a beaucoup de centres de tri […] qui sont déficitaires. Il faut vraiment regarder le système au complet, conclut M. Lessard.

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