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Journée nationale du dépistage du VIH : deux rives, deux réalités

Illustration de cellules de VIH.

Illustration du VIH.

Photo : iStock

Radio-Canada

La Ville d’Ottawa tenait une clinique spéciale jeudi dans le cadre de la Journée nationale du dépistage du VIH. Mais de l’autre côté de la rivière des Outaouais, des organismes dénoncent le manque de ressources face à cette maladie.

À trois endroits du côté ontarien, des infirmières effectuaient un dépistage rapide du VIH. Il suffit de prendre une goutte de sang sur le bout d’un doigt et le résultat est connu dans un délai de 10 à 15 minutes.

Non loin de là, à Gatineau, le portrait n’est pas le même pour les personnes qui souhaitent procéder à un tel examen.

Je ne peux même pas avoir de dépistage rapide à Gatineau, affirme Gary Lacasse, directeur général de la Société canadienne du sida. Et il ne peut pas se faire dépister à Ottawa non plus, puisqu’il est Québécois, ajoute-t-il.

Un homme qui prend la pose, les bras croisés.

Le directeur général de la Société canadienne du sida (SCS), Gary Lacasse.

Photo : Courtoisie : Gary Lacasse

Il croit que le genre d’activité de sensibilisation mis en place à Ottawa dans le cadre de cette Journée nationale est totalement nécessaire pour réduire la stigmatisation.

Par ailleurs, les pratiques de la Clinique de dépistage des ITSS du CISSS de l’Outaouais, au CLSC Saint-Rédempteur, seraient déplaisantes pour les patients. On attend tous à la réception. Ensuite, on nous appelle tous par nos noms et tout le monde voit nos feuilles. Moi, comme personne, ça ne m’encourage pas à me faire dépister, juge M. Lacasse.

Le personnel insuffisant n’aide pas la situation. Présentement, il y a un manque d’infirmières pour le dépistage au niveau du CLSC. Ça aussi, ça peut être difficile, affirme pour sa part Annie Castonguay, directrice adjointe du Bureau régional d’action sida (BRAS) Outaouais.

Hausse du taux de transmission

Par ailleurs, selon un rapport de l'Agence de la santé publique du Canada, le taux de transmission du VIH connaît une hausse marquée depuis les deux dernières années.

On a constaté une augmentation de 17 % [du taux de transmission] de 2014 à 2017, a précisé M. Lacasse, indiquant au passage que le taux de transmission des autres infections transmises sexuellement sont en montée exponentielle actuellement. Par ailleurs, les jeunes âgés de 15 à 29 ans représentent le quart des transmissions de VIH au pays annuellement, d'après lui.

Selon M. Lacasse, cette hausse serait en partie causée par la complaisance des gouvernements qui n’ont pas assez financé les efforts de sensibilisation depuis plus d’une dizaine d’années.

Le directeur général de la Société canadienne du sida souhaite en outre que les gouvernements provinciaux et fédéral augmentent l’offre de dépistage et le financement des initiatives comme celle de la ville d’Ottawa, en plus de poursuivre les efforts de sensibilisation à l’éducation sexuelle auprès de la population.

Avec les informations de Josée Guérin

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Ottawa-Gatineau

Santé publique