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Le maire du Grand Sudbury défend sa position sur la Société de développement économique

Un homme debout qui parle devant plusieurs personnes

Le maire du Grand Sudbury, Brian Bigger, a livré jeudi son 5e discours annuel sur l'état de la ville devant une foule de personnes invitées par la Chambre de commerce du Grand Sudbury.

Photo : CBC/Jamie-Lee McKenzie

Bienvenu Senga

Lors de son 5e discours annuel sur l’état de la ville livré jeudi, le maire du Grand Sudbury, Brian Bigger a réitéré sa volonté de voir les responsabilités de la Société de développement économique (SDEGS) bientôt transférées aux conseillers municipaux.

Je crois fermement que nous devons changer la façon de faire à la Société de développement économique, a indiqué le maire en parlant de l’organisme indépendant qui guide les décisions d’investissements économiques de la Ville.

En plus de la dissolution de la SDEGS dans sa forme actuelle, le maire suggère la création d’un cabinet spécial qui conseillerait les élus. Il estime que ce modèle de fonctionnement serait plus transparent que l’actuel.

Initialement prévu le 25 juin, le débat sur la proposition du maire Bigger a finalement été reporté au 10 septembre, pour que les fonctionnaires de la Ville élaborent un rapport démontrant notamment ce à quoi ressemblerait le nouveau cabinet.

Je ne vais pas m’excuser de toujours chercher de nouvelles façons à veiller à ce que nous soyons des champions de notre Ville.

Brian Bigger, maire du Grand Sudbury

Dans une lettre, la Chambre de commerce du Grand Sudbury avait demandé au maire Bigger — dont la proposition initiale exigeait que le transfert des responsabilités de la SDEGS soit mis en vigueur dès le 1er juillet — que des consultations approfondies et un débat public soient [d’abord] menés au sujet de la gouvernance de la SDEGS.

Le maire espère que le report de la discussion publique des élus sur sa proposition jusqu’à la fin de l’été fournira assez de temps à ceux qui veulent émettre leurs inquiétudes de le faire.

En trois mois, je serai certainement à l’écoute de ce que les gens ont à dire sur la SDEGS, déclare le maire Bigger.

Alors que des membres actuels et anciens membres de la SDEGS estiment que l’une des forces principales de l’entité est le fait qu’elle ne soit pas composée exclusivement d’élus, le maire Bigger croit, pour sa part, que le code de conduite et d’éthique strict que doivent suivre les conseillers municipaux ainsi que la Loi sur les municipalités réduisent le risque de politiser davantage les décisions d’investissement économique.

Lorsqu’on est élu pour représenter les citoyens, on a la responsabilité de soutenir et d’encourager l’investissement dans notre communauté, je ne vois pas où se trouve le problème. Nous travaillons de manière très transparente, nos réunions, nos rapports sont facilement accessibles au public, fait savoir le maire.

Un récent rapport indépendant sur la gouvernance de la SDEGS a recommandé l’élimination de toute représentation du conseil municipal au sein de l’organisme, contrairement à ce que veut le maire Bigger.

Ce dernier ainsi que trois conseillers municipaux font actuellement partie des 18 membres de la SDEGS provenant de divers secteurs professionnels.

Des « progrès » qui ne font pas l'unanimité

Le discours sur l’état de la ville de jeudi était le premier du maire Bigger depuis sa réélection en novembre dernier. Il est d’ailleurs le tout premier maire à obtenir un deuxième mandat depuis la fusion du Grand Sudbury en 2001.

Il en a profité pour souligner certaines des réalisations de l’année dernière, comme la déclaration d’urgence climatique, la baisse progressive du taux de chômage, la désignation du Grand Sudbury comme communauté francophone accueillante et la récente réduction de moitié des redevances d’aménagement pour la plupart des catégories de nouveaux bâtiments.

Cette dernière mesure exclut toutefois les habitations unifamiliales et les maisons jumelées, ce qui déçoit la présidente de l’Association des constructeurs de Sudbury, Karla Colasimone.

[Cette décision] touche non seulement les membres de notre association, mais aussi tous leurs employés, note-t-elle.

Le marché des nouvelles maisons d’habitation est très lent, nous avons beaucoup de mal à faire la compétition au marché de la revente. Si nous avions pu réduire les prix de nos maisons de 15 000 à 17 000 $, nous aurions pu avoir quelques avantages par rapport aux maisons qui sont vieilles, par exemple, de 15 ou 20 ans.

Karla Colasimone, présidente de l’Association des constructeurs de Sudbury

Les redevances d’aménagement sont des frais imposés par la municipalité pour l’expansion de services municipaux, tels que le transport public et les réseaux d’égouts, à de nouveaux espaces résidentiels ou industriels.

Une femme qui porte une robe noire

La présidente de l'Association des constructeurs de Sudbury aurait aimé que les redevances d'aménagement perçues sur les habitations unifamiliales soient aussi réduites.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

La réticence du conseil municipal à voter en faveur de leur réduction est provenue de la récente adoption par la province de la nouvelle Loi pour plus de logements et plus de choix.

Promulguée le 6 juin, la loi prévoit notamment l’augmentation de la période accordée pour le versement des redevances dans le cas des bâtiments sans but lucratif.

La mesure, décriée notamment par l’Association des municipalités de l’Ontario, privera les municipalités d’une recette financière dont la totalité était généralement perçue à l’avance.

Dans son discours, le maire a défendu le vote du conseil municipal, et croit surtout que la réduction des frais pour les nouveaux bâtiments à vocation industrielle, commerciale ou institutionnelle stimulera la croissance.

Bon nombre de personnes m’ont dit que les redevances d’aménagement ont empêché un certain de nombre de projets d’aller de l’avant et ont forcé la diminution d’envergure d’autres projets. C’est tout simplement inacceptable pour une ville qui veut croître.

Brian Bigger, maire du Grand Sudbury

Plusieurs municipalités nord-ontariennes, telles que Thunder Bay, Sault-Sainte-Marie et North Bay, n’imposent pas de redevances d’aménagement.

Nord de l'Ontario

Politique municipale