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Le Syndicat des Métallos recommanderait le rejet de l’offre finale de l’ABI

Une pancarte en avant-plan, sur laquelle ont peut lire : «Alcoa et Rio Tinto se prennent pour Dieu».

Les syndiqués de l'ABI sont en lock-out depuis le 11 janvier 2018.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Maude Montembeault

Selon nos informations, le bureau syndical qui étudie depuis mercredi l’offre finale et globale soumise par Alcoa, suggérerait aux 900 syndiqués de l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) de ne pas accepter la proposition patronale, principalement parce que celle-ci n’a pas été négociée.

Le Syndicat des Métallos devrait non seulement conseiller de rejeter la dernière proposition patronale, mais souhaiterait aussi que ses membres s'y opposent dans une forte proportion afin d’envoyer un autre signal à l'ABI.

Radio-Canada a appris que la dernière proposition d'Alcoa devrait faire l'objet d'une recommandation de rejet même si elle a été bonifiée par rapport à celle de mars 2019 et par rapport à l’hypothèse de règlement du ministre Jean Boulet. Il semble que le Syndicat des Métallos soit d'avis que l’offre présentée mercredi demeure moins intéressante que l’offre de décembre 2017.

Selon nos sources, le régime de retraite proposé par Alcoa dans cette ultime tentative serait moins généreux d’environ 0,6 % en comparaison avec celui qui était offert avant le déclenchement du lock-out. Le recours à des sous-traitants, bien que réduit dans l’offre finale, serait aussi plus désavantageux par rapport à celle de 2017. Le président de la section locale 9700, Clément Masse, avait à ce moment recommandé le rejet de cette offre. 97 % des travailleurs avaient alors suivi la recommandation.

Conflit de personnalités?

Pour Jean-Claude Bernatchez, professeur titulaire en relations de travail à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), il est clair qu’un conflit de personnalités subsiste entre les deux parties. Le seul fait que la partie conjointe de la dernière séance de médiation n’ait duré que vingt minutes en témoigne, selon lui.

Le professeur, qui, comme le grand public, ne connaît pas les fins détails de la proposition, hésite à commenter. Cependant, pour lui, cette recommandation de rejet dénote un manque de dialogue entre les parties qui s’inscrit dans une crise de confiance profonde.

Le vote doit avoir lieu mardi prochain, le 2 juillet.

Mauricie et Centre du Québec

Emploi