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Québec lance Arrima, son nouveau système de gestion des demandes d'immigration

Plan moyen du ministre Jolin-Barrette devant le logo d'Arrima.

Le ministre Simon Jolin-Barrette a lancé jeudi à Montréal la plateforme Arrima, un système de gestion des demandes d'immigration basé sur la déclaration d'intérêt.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le ministre de l'Immigration du Québec, Simon Jolin-Barrette, a dévoilé jeudi le nouveau système Arrima, destiné à arrimer les demandes d’immigration aux besoins de main-d'oeuvre au Québec.

Avec ce système, le ministre Jolin-Barrette compte faire passer de 36 à 6 mois le délai de traitement des candidatures.

Dans un premier temps, les gens qui désirent s’établir au Québec doivent remplir une « déclaration d'intérêt », c’est-à-dire une demande d’immigration permanente, a expliqué le ministre en conférence de presse. Les candidats dont le profil correspond le mieux aux besoins du marché du travail seront par la suite invités à compléter leur dossier dans un délai de six mois.

On n’invitera pas d’avocats, parce qu’au Québec, on en a beaucoup. On va viser les métiers qui sont en pénurie en fonction des besoins du marché du travail.

Simon Jolin-Barrette, ministre de l'Immigration du Québec

Le ministre a souligné qu'il avait l’intention de revoir la grille de sélection des immigrants, qu’il estime inadéquate. Moins de points pourraient être accordés aux diplômes, a-t-il évoqué.

3700 dossiers prioritaires

Les dossiers des gens qui avaient formulé une demande pour obtenir un certificat de sélection du Québec (CSQ) et qui se trouvent déjà en territoire québécois seront traités en priorité, tout comme ceux qui détiennent un permis de travail temporaire ou une offre d’emploi validée pour s’établir dans la province. Cela équivaut à 3700 des 18 000 dossiers d’immigration annulés par le gouvernement Legault.

Pour les quelque 12 000 à 15 000 dossiers restants, les gens se verront rembourser les frais de traitement. Le gouvernement a prévu dans son budget environ 1000 $ par dossier à cet effet.

Ce qui n’était pas humain, c’était d’attendre pendant deux, trois, quatre, cinq, six ans avant d’avoir une réponse, pour savoir si vous alliez pouvoir être acceptés au Québec, a affirmé le ministre Jolin-Barrette. Avec le nouveau système, ils auront une réponse dans un délai de six mois après l’invitation, a-t-il assuré. Le délai moyen de traitement des demandes d'immigration est actuellement de 36 mois.

Les employeurs ravis

Le portail des employeurs, qui permettra à ceux-ci de trouver les candidats qui correspondent le mieux à leurs besoins, sera prêt en février 2020, au grand bonheur des représentants du patronat.

C’est une étape vraiment importante, la reconnaissance que l’immigration doit être basée sur les besoins du marché du travail, a souligné le vice-président du Conseil du patronat du Québec, Denis Hamel.

C’est une réponse extrêmement positive aux employeurs qui ont besoin de main d’œuvre et aux futurs immigrants qui auront la possibilité d’avoir un emploi à leur arrivée.

Denis Hamel, vice-président du Conseil du patronat du Québec

L’idée n’est pas de se dire "quels sont les emplois aujourd’hui qui sont priorisés", mais qu’on se donne les moyens de faire entrer les immigrants qui vont correspondre à la pénurie de main-d’œuvre que nous connaissons à un moment donné, a pour sa part souligné Stéphane Forget, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Les représentants des employeurs demandent par ailleurs au ministre d'augmenter ses seuils d'immigration pour répondre à la pénurie de main-d'oeuvre.

Avec les informations de Romain Schué et Véronique Prince

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