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Viande exportée en Chine : Ottawa demande l'intervention de la GRC

Marie-Claude Bibeau en conférence de presse avec le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr.

L'origine de la viande de contrebande est inconnue, a indiqué la ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) enquête sur l’origine de la cargaison de produits porcins arrivés en Chine avec des certificats d’exportation contrefaits.

La GRC a reçu une demande de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et enquête sur l’incident, a confirmé jeudi par courriel une porte-parole de la GRC, Stéphanie Dumoulin.

Elle a précisé que l’enquête en est à un stade préliminaire.

Nous parlons d’un cas criminel impliquant un faux certificat. Comme c'est un acte criminel, nous avons transmis le dossier à la GRC et à l’Agence des services frontaliers du Canada.

Marie-Claude Bibeau, ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire

Pékin a annoncé mardi la suspension des importations de produits de bœuf et de porc du Canada, après que des inspecteurs douaniers chinois eurent trouvé des traces de ractopamine – un additif alimentaire interdit en Chine – dans une cargaison de langues de porc surgelées.

Il faut trouver d'où provient cette viande et qui est l'auteur de ce crime, avait déclaré mercredi la ministre Bibeau.

Jusqu'ici, il n’y aurait qu’un seul cas de contrefaçon et il est peu probable que les produits concernés proviennent du Canada, a indiqué le bureau de la ministre.

Selon le site Internet de l'ambassade de Chine au Canada, 188 certificats attachés à des livraisons de produits porcins auraient été contrefaits.

Le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr, a indiqué mercredi que le gouvernement Trudeau a été avisé de la situation il y a une douzaine de jours et qu'il tente d'obtenir des réponses aussi rapidement que possible.

Les incidents impliquant de faux documents sont « rares », mais pas sans précédent, selon lui.

Il a affirmé qu’il n'existe aucun lien connu entre la suspension des importations et la montée des tensions avec la Chine après l'extradition de la directrice financière du géant chinois Huawei, Meng Wanzhou.

De son côté, la Chine a réitéré sa demande de libération de Mme Meng, arrêtée le 1er décembre au Canada, à la demande des États-Unis.

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