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Surdose mortelle dans un centre de thérapie : Lyndia Hamel aurait-elle dû être expulsée?

Lyndia Hamel est décédée le 27 décembre 2016 d'une surdose de drogues à la Maison Carignan, un centre de thérapie pour dépendance.

Lyndia Hamel est décédée le 27 décembre 2016 d'une surdose de drogues à la Maison Carignan, un centre de thérapie pour dépendance.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Au deuxième jour de l’enquête publique sur la mort de Lyndia Hamel, la directrice clinique qui était en poste en décembre 2016 a témoigné. C’est elle qui a pris la décision de garder Lyndia Hamel à la Maison Carignan, même si elle venait de briser ses conditions de remise en liberté en consommant de la drogue dans le centre.

La jeune femme est morte d’une surdose de drogues au lendemain de son retour à la Maison Carignan, après une visite autorisée à sa mère. Aucune accusation criminelle ne sera déposée dans ce dossier, mais sous la pression des proches de la jeune femme, le Bureau du coroner a ordonné une enquête publique.

La directrice clinique de l’époque, Audrey Alarie, estime avoir reçu de l’information fragmentaire pour prendre la décision de garder la jeune femme pour la nuit. Elle affirme s’être basée sur les informations de l’intervenant Anthony Dessureault. 

Mardi, M. Dessureault a expliqué qu’à son avis, le protocole d’expulsion n’a pas été suivi. Celui-ci dit avoir eu une conversation téléphonique avec Audrey Alarie au cours de laquelle il a recommandé l’expulsion de Lyndia Hamel, ce qui a été refusé par la directrice.

Selon l’ancienne directrice clinique, Anthony Dessureault n’aurait pas insisté pour l’expulser.

Elle affirme aussi que rien dans ses propos ne lui aurait laissé entendre qu’il y avait une urgence. M. Dessureault n’aurait, par exemple, pas rapporté de signes d’intoxication chez Lyndia Hamel.

Selon elle, le rapport de soirée rédigé par l’intervenant, dont elle a pris connaissance le lendemain, soit le jour de la mort de Lyndia Hamel, était déphasé, mal documenté et incomplet.

Audrey Alarie a tenu à expliquer pourquoi les autorités n’ont pas été informées du bris de condition de la jeune femme sur-le-champ.

La dénonciation, qui est automatique en temps normal, a été reportée au lendemain étant donné l’heure tardive et le date, soit le 26 décembre.

L’enquête publique se poursuit jusqu’à vendredi au palais de justice de Trois-Rivières.

D'après les informations de Sébastien St-Onge

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