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Ententes historiques entre Ottawa et les Métis de trois provinces

Audrey Poitras, Carolyn Bennett et d'autres personnes signent des papiers. Les drapeaux de la Nation métisse sont derrière eux.

La présidente de la Nation métisse de l'Alberta, Audrey Poitras (au premier plan) et la ministre Carolyn Bennett (en blanc) ont participé à la cérémonie de signature de l'entente à Ottawa, avec les représentations des Nations métisses de l'Ontario et de la Saskatchewan.

Photo : Courtoisie de Métis Nation of Alberta

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral a officiellement reconnu le droit à l’autogouvernance des Nations métisses de l’Alberta, de la Saskatchewan et de l’Ontario, jeudi, en signant des accords qui confèrent davantage de pouvoir à leurs gouvernements. C’est la première entente du genre à être conclue avec des groupes métis.

« C’est réellement un jour historique. Ce n’est pas une exagération lorsque je dis que les Métis de l’Alberta se sont battus pour un tel accord pendant près d’un siècle », déclare la présidente de la Nation métisse de l’Alberta (NMA), Audrey Poitras.

Les accords signés avec Ottawa reconnaissent le droit à l’autonomie gouvernementale de sa nation, ainsi que de la Nation métisse de l’Ontario (NMO) et de la Nation métisse de la Saskatchewan (NMS). Cela leur donne le droit de choisir leurs représentants, d’écrire leurs propres lois et leur propre constitution.

Les ententes incluent aussi un cadre législatif pour négocier un nouvel accord fiscal avec le gouvernement fédéral, ainsi que des pouvoirs additionnels, notamment en matière de culture, d’éducation et de services à l’enfance.

« Ce que nous signons aujourd’hui, c’est une reconnaissance réelle [...] de la relation que nous aurons dans l’avenir, de gouvernement à gouvernements », explique la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett.

Contrairement aux conseils de bande des Premières Nations, les gouvernements métis n’ont pas de statut officiel dans la Loi sur les Indiens. Certains sont plutôt enregistrés comme des « associations » ou des organismes à but non lucratif, ce qui ne leur confère pas les mêmes droits.

Les ententes signées jeudi changent la donne pour la NMS, la NMA et la NMO. 

« Alors que nous regardons vers l’avenir, nous réfléchissons à tout ce qui a été accompli au cours des années, et à tout ce que nous pourrons faire de plus pour nos familles et nos communautés grâce à ces accords », dit la présidente de la Nation métisse de l’Ontario, Margaret Froh.

Encore du travail à faire

Les ententes reconnaissent la NMA, la NMO et la NMS comme représentantes de leurs nations respectives. Elles ne répondent cependant pas aux demandes d’autres groupes métis dans ces mêmes provinces, comme le Conseil des établissements métis de l’Alberta. 

Audrey Poitras ne cache pas qu’il reste beaucoup de travail à faire pour la Nation métisse de l’Alberta, en commençant par la rédaction et la négociation de sa constitution.

« À quoi ressemblerons-nous? À quoi ressemblera notre structure et comment allons-nous gouverner? », dit-elle. « Ce sont des questions énormes et il y a beaucoup à faire, mais je crois que nous sommes tous très heureux d’avoir la reconnaissance nécessaire pour aller de l’avant ».

Les accords ne comportent pas d’engagements spécifiques concernant la chasse, la pêche, la langue ou les revendications territoriales. Ils ouvrent toutefois la porte aux négociations.

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