•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mike McKenzie réélu à Uashat Mak Mani-Utenam

Il accorde une entrevue à son domicile durant la campagne électorale.

Mike McKenzie est réélu pour un troisième mandat comme chef de Uashat Mak Mani-Utenam.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Djavan Habel-Thurton

Mike McKenzie a été réélu mercredi soir comme chef de la communauté innue de Uashat Mak Mani-Utenam pour un troisième mandat de suite pour le chef. Il sera accompagné d'un conseil entièrement masculin, une situation qui fait des mécontents.

Mike McKenzie avait été élu pour la première fois en 2013, puis à nouveau en 2016.

Il a obtenu 839 voix, soit un peu moins de 55 % des votes acceptés.

Le chef sortant affrontait deux autres candidats, Antonio Fontaine, qui a obtenu 672 votes, et Bastien Roland Thirnish, qui a du se contenter de 23 votes.

Mike Mckenzie l'a emporté avec 55 % des voix.

Mike McKenzie l'a emporté avec 55 % des voix.

Photo : Radio-Canada

En vertu du nouveau code électoral, six conseillers plutôt que neuf ont été élus. Il s'agit d'Antoine Grégoire, Jonathan St-Onge, Normand Ambroise, Dave Vollant, Kenny Régis et Zacharie Vollant.

Les conseillers élus.

Les conseillers élus.

Photo : Radio-Canada

Parmi les conseillers élus, quatre se présentaient sous la bannière de l'équipe Mike McKenzie. Les deux autres faisaient partie de la formation d'Antonio Fontaine. Les conseillers Jonathan St-Onge, Dave Vollant et Antoine Grégoire ont été réélus.

Aucune femme

Il s'agira donc d'un conseil composé uniquement d'hommes. Il y avait trois conseillères dans la formation de l'ancien conseil de bande de 2016 à 2019.

La conseillère sortante Virginie Michel, qui s'était représentée comme indépendante et n'a pas été réélue considère que la population a parlé, mais [...] ne pense pas que la salle [du conseil] reflète nécessairement la volonté du peuple.

C'est une défaite amère, amère et salée, pas pour Virginie en soi, mais pour les femmes et le droit de nos enfants.

Virginie Michel, conseillère sortante

Le chef élu se dit préoccupé de l’absence de femme dans le nouveau conseil. Il dit comprendre l'importance d'essayer de pallier ce manque de représentation féminine.

C’est un choc quand même que la voix féminine ne soit pas au conseil.

Mike McKenzie, chef élu de Uashat Mak Mani-Utenam.

La voix féminine n'est pas au niveau du conseil cette année. Ça fait que moi, j'ai quand même une réflexion à avoir, reconnaît-il. Une option, c'est d'avoir des femmes pour des recommandations, d'avoir peut-être un genre de commission consultative auprès des femmes.

Selon Mme Michel, les hommes ont typiquement une vision politique différente de celle des femmes au conseil de bande.

« Pour avoir eu l’expérience de travailler à la table, j’ai vite constaté que les hommes avaient un discours économique pour mesurer le mieux-être d’une communauté », évalue-t-elle. « Avec l’absence de femme au sein de cette table-là, qui va développer le discours social? »

Mme Michel explique avoir livré ce plaidoyer à Mike Mckenzie jeudi au lendemain des élections.

« Je crois qu’à l’heure actuelle, la population vit une certaine déception parce qu’ils n’ont élu aucune femme », observe Mme Michel.

Elle suggère d’ailleurs que le code électoral de la communauté pourrait être modifié pour garantir une meilleure parité femme-homme au sein du conseil.

Selon Mme Michel, il était prévisible que la nouvelle mouture du code électoral, qui réduisait de neuf à six le nombre de conseillers, pouvait avoir cet effet sur la proportion de femmes au conseil.

Priorité

Selon M. McKenzie, la bonne gestion des jeux autochtones interbandes qui seront lancées dans quelques jours à Uashat Mak Mani-Utenam sera une priorité.

« On va être pas mal au niveau des jeux dans la prochaine semaine ici », explique le chef.

Même chef, même vice-chef?

Mike McKenzie explique qu’Antoine Grégoire pourrait être reconduit comme vice-chef de la communauté.

« Je pense qu’Antoine a fait un bon travail [dans son dernier mandat] », estime-t-il.

Parmi les 23 candidats aux postes de conseillers, c’est lui qui a obtenu le plus grand nombre de votes (785) au scrutin.

« Puisqu’il est premier conseiller, je pense qu’on va revenir avec Antoine. La coutume lors des années précédentes était que le premier conseiller soit vice-chef », explique M. McKenzie.

Le chef doit toutefois rencontrer les conseillers pour discuter du rôle qu’ils veulent occuper au sein du conseil.

Le prochain vice-chef sera confirmé lors de la cérémonie d’assermentation.

Côte-Nord

Politique municipale