•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« On a manqué d'écoute » : Dominique Anglade veut diriger le Parti libéral du Québec

Dominique Anglade entourée de Carlos Leitao et de Hélène David.

Dominique Anglade pourrait devenir la première femme à diriger le PLQ.

Photo : Radio-Canada

Anne Marie Lecomte

Dominique Anglade a brisé la glace, jeudi, en devenant la première à annoncer sa candidature à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ).

La députée de Saint-Henri­­–Sainte-Anne en a fait l'annonce lors d'une conférence de presse à Shawinigan, en Mauricie. Si elle est élue par les membres du parti en mai 2020, elle deviendra la première femme à diriger le PLQ en 150 ans d'histoire.

En entrevue à RDI quelques minutes après avoir officialisé sa candidature, Dominique Anglade a dit que l'érosion du vote francophone dont a souffert le PLQ aurait pu être évitée. Je pense qu'on a manqué d'écoute et il faut le reconnaître, a-t-elle admis.

C'est l'une des raisons pour lesquelles elle ira à la rencontre des militants et des sympathisants du parti, cet été, dans toutes les régions de la province. Il faut redonner une véritable voix aux militants, estime-t-elle.

De ces rencontres, Mme Anglade espère tirer des idées afin de passer à l'action. J'adore le terrain et il faut être sur le terrain, dit celle qui a été ministre de l'Économie et vice-première ministre du Québec dans le gouvernement de Philippe Couillard.

Au sujet des enjeux qu'elle s'attend à trouver sur le terrain, Dominique Anglade cite la pénurie de main-d'oeuvre, les questions d'environnement et l'agriculture.

Et la laïcité de l'État? s'est-elle fait demander à l'émission Midi info, jeudi. L'aspirante cheffe libérale élude quelque peu la question, qualifiant d'incohérente la loi adoptée sous le bâillon par le gouvernement de François Legault et insistant sur la nécessité, pour le Québec, de réfléchir sur les valeurs qui le définissent.

Sa plateforme, qu'elle présentera à l'automne, sera élaborée de concert avec les militants, assure-t-elle. Aujourd'hui vous pouvez aller sur le site et commencer à donner votre opinion sur différents thèmes; une manière très moderne de faire de la politique publique.

Ingénieure de formation, Dominique Anglade est née à Montréal de parents haïtiens et elle est mère de trois enfants. Elle a présidé dans le passé aux destinées de la Coalition avenir Québec (CAQ) avant de se présenter dans Saint-Henri–Sainte-Anne sous les couleurs libérales, en 2015.

J'ai passé 18 mois à la CAQ, assez de temps pour voir que ce n'était pas le parti dans lequel je voulais évoluer, a-t-elle expliqué à Midi info, ajoutant qu'elle n'avait jamais regretté sa décision de rejoindre la formation libérale.

Sept députés déjà derrière elle

Dans l'espoir d'être portée à la tête du parti, Mme Anglade récolte des appuis. Carlos Leitao, qui était lui-même pressenti comme candidat à la succession de Philippe Couillard, lui a accordé le sien, renonçant donc à se lancer dans la course.

Les députés Hélène David, Kathleen Weil, Monique Sauvé, David Birnbaum, Saul Polo et Frantz Benjamin soutiennent aussi Dominique Anglade.

Jusqu'à présent, aucun autre député n’a officiellement manifesté de l’intérêt pour succéder à Philippe Couillard qui a quitté la vie politique le 4 octobre dernier, après une défaite historique de son parti aux élections.

Plusieurs noms circulent néanmoins dans les rangs libéraux, dont la députée de Saint-Laurent, Marwah Rizqy. Les députés Marie Montpetit et Gaétan Barrette ont pour leur part annoncé qu’ils étaient en réflexion.

Les anciens ministres Pierre Moreau, André Fortin et Sébastien Proulx ont renoncé à briguer la direction du parti, qui est actuellement dirigé par intérim par le député et ancien président du Conseil du Trésor, Pierre Arcand.

Avec les informations de La Presse canadienne

Politique provinciale

Politique