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Harcèlement dans les bars : une motion pour une formation obligatoire à Victoria

Une serveuse s'apprête à donner l'addition à un consommateur.

Si la motion est acceptée, un commerce qui demande une licence de vente d’alcool devra présenter un plan de prévention du harcèlement sexuel et des violences sexuelles.

Photo : iStock

Adrien Blanc

Le conseil municipal de Victoria examinera une motion, jeudi, qui propose d’obliger les gérants de bars et de boîtes de nuit à former leur personnel à la prévention des violences sexuelles.

La motion, signée par trois conseillers municipaux, demande à la Ville d’inclure la prévention des violences sexuelles dans sa politique de licences de vente d’alcool et dans son programme de prévention des violences dans les bars et les boîtes de nuit.

Si la motion est adoptée, le personnel de la Ville devra suggérer au conseil municipal des moyens d’obliger les bars et les boîtes de nuit à former leur personnel à la prévention des violences sexuelles. Cette obligation s’appliquera aux établissements qui demandent une nouvelle licence commerciale ou de vente d’alcool.

Un commerce qui demande une licence de vente d’alcool devra aussi présenter un plan de prévention du harcèlement sexuel et des violences sexuelles dans son établissement, selon la motion.

Nous voulons que la communauté dispose des connaissances et des outils nécessaires pour réagir quand il y a un problème, explique Laurel Collins, une des signataires.

Une association qui représente des travailleurs de la restauration, Retail Action Network, soutient cette initiative. Présentement, la formation des employeurs et du personnel est minime en Colombie-Britannique, regrette son porte-parole, Eric Nordal.

Être plus à l'écoute

Lisa Auquier a travaillé dans un bar-restaurant de Victoria en 2016. Elle dit que certains clients jouaient de séduction avec elle et qu’elle avait parfois du mal à poser les limites parce qu’elle avait le sentiment qu’elle devait toujours paraître agréable avec la clientèle.

Lisa Auquier ne s’est jamais sentie en danger, mais elle aimerait que les gérants de bar, de boîte de nuit et de restaurant fassent plus attention à ce qui se passe en salle. Selon elle, ils pourraient par exemple rappeler qu’ils sont à l’écoute de leurs employées si elles ont un problème avec un client.

La jeune femme, qui est rentrée en Belgique depuis, dit qu’elle s’est sentie plus en sécurité en tant que serveuse à Montréal et à Victoria qu’en Europe, mais elle pense quand même qu’une formation du personnel ne pourrait que créer un environnement plus sûr pour les employées et les clientes.

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