•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Twitter tiendra un registre des publicités durant la campagne électorale canadienne

Le logo du réseau social Twitter sur l'écran d'un téléphone intelligent.

Logo du réseau Twitter

Photo : Associated Press / Matt Rourke

La Presse canadienne

Twitter tiendra finalement un registre de toutes les publicités politiques publiées sur sa plateforme pendant la campagne électorale fédérale de cet automne.

Le géant des médias sociaux interdira toutefois, en attendant, toute publicité politique pendant les deux mois précédant la campagne officielle. Cette « période préélectorale », pour un scrutin le 21 octobre, commencera dimanche.

Twitter Canada a annoncé sa politique de transparence mercredi, quelques semaines après avoir été épinglé par la ministre fédérale des Institutions démocratiques. Karina Gould reprochait au géant du web de ne pas s'être engagé, comme d'autres entreprises, à contribuer à l'intégrité du processus électoral fédéral.

Une nouvelle loi canadienne exige que les plateformes tiennent un registre, accessible au public, de toutes les publicités politiques pendant les périodes préélectorales et les campagnes électorales; les Canadiens devraient donc pouvoir facilement savoir qui a publié ces annonces en ligne.

Facebook a mis en place sa propre politique de transparence il y a deux semaines. À compter de cette semaine, l'entreprise veut détecter et examiner systématiquement les publicités portant sur des questions sociales, sur les élections et sur la politique au Canada, en exigeant qu'elles portent une mention du type Cette publicité a été payée par...

Google, de son côté, a décidé d'interdire complètement les publicités politiques sur sa plateforme, plutôt que d'essayer de produire un registre. Le géant du web soutient que cette mesure serait technologiquement difficile à mettre en place à quelques semaines du début de la campagne.

Twitter emprunte donc la voie médiane en interdisant les publicités pendant la seule période préélectorale, afin de se donner le temps de peaufiner son outil de transparence pour le début de la campagne officielle, en septembre.

Karina Gould intervient à la Chambre des communes.

Archives : La ministre des Institutions démocratiques du Canada, Karina Gould, durant la période des questions à la Chambre des communes à Ottawa, le 10 juin 2019.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La « Déclaration sur l'intégrité électorale »

Plus tôt ce mois-ci, Twitter avait été sermonné par la ministre Gould pour avoir omis d'indiquer s'il se conformerait à la loi sur la transparence des publicités électorales et pour avoir omis de signer la « Déclaration du Canada sur l'intégrité électorale en ligne ».

Cette déclaration engage les entreprises en ligne à collaborer avec le gouvernement pour empêcher des acteurs malveillants étrangers ou nationaux d'utiliser les médias sociaux afin de colporter de la désinformation, d'exacerber les divisions dans la société et de miner la confiance dans le processus électoral. Facebook, Google et Microsoft ont signé la Déclaration.

Mercredi, la ministre Gould a indiqué sur son compte Twitter qu'elle était « encouragée par le fait que Twitter Canada ait accepté de signer la Déclaration ».

Nous avons tous un rôle à jouer dans la protection des élections de cet automne et le soutien des discours politiques sains en ligne, a-t-elle écrit.

Michele Austin, directrice des politiques publiques et gouvernementales chez Twitter Canada, a déclaré que l'entreprise entretenait une « excellente relation de travail » avec le ministère de Mme Gould, avec Élections Canada, avec le commissaire aux élections fédérales ainsi qu'avec les responsables de la cybersécurité.

La ministre Gould pose les bonnes questions aux Canadiens. Elle exprime des préoccupations que nous sommes heureux de prendre en compte, a soutenu Mme Austin en entrevue. Je me réjouis donc de ces questions et des critiques, mais je souhaite également continuer à travailler avec [les responsables] et veiller à ce que [la ministre Gould] prenne le temps de constater les efforts que nous avons déployés.

Politique fédérale

Politique