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Près d’une cinquantaine de ménages de Gatineau en quête d’un logement pour le 1er juillet

Une pancarte de logement à louer

Le taux inoccupation à Gatineau a chuté de façon dramatique depuis 2017 (archives).

Photo : Radio-Canada / ICI Estrie/Carl Marchand

Radio-Canada

Environ une cinquantaine de ménages de Gatineau n’ont pas trouvé de domicile à moins d’une semaine de la date fatidique du 1er juillet. Une situation décriée par plusieurs organismes et qui a été exacerbée cette année par les tornades et les inondations.

La situation n’est pas unique à Gatineau, note le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Selon l’organisme, 220 ménages au Québec n’ont toujours pas trouvé de véritable logement alors que leurs baux arrivent à échéance dans cinq jours.

Selon la porte-parole de l’organisme, Véronique Laflamme, la crise est plus sévère dans la région qu’ailleurs au Québec.

Le portrait est inquiétant. Dans le cas de Gatineau, le bas taux d’inoccupation — c’est la Ville où le taux est le plus bas au Québec — nous inquiète et nécessite des interventions hors du commun, souligne-t-elle.

Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), ce taux est de 1,2 % à Gatineau, bien en deçà du seuil d’équilibre du marché qui s’établit à 3 %. En 2017, 3,8 % des logements étaient inoccupés.

Le FRAPRU estime qu’une cinquantaine de ménages n’ont pas trouvé de logement en vue du 1er juillet. L’Office d’habitation de l'Outaouais (OHO) note de son côté que 46 ménages ont sollicité ses services pour le 1er juillet, mais que personne n’est à risque de se retrouver à la rue d’ici là.

On a défini avec eux des options, que ce soit un logement temporaire, un logement de dépannage, de la famille, des amis [...] pour l’instant, c’est rassurant parce qu’on s’assure que personne ne soit à la rue, indique la porte-parole de l’OHO, Karina Osiecka.

Le coordonnateur de l’organisme gatinois Logemen’occupe, François Roy, affirme de son côté qu’« en incluant les usagers du Gîte Ami, on arrive à tout près de 70 ménages [qui ont besoin d’aide pour le 1er juillet], dont bon nombre de familles et des personnes seules.

L’impact des catastrophes naturelles

Si les divers regroupements n’arrivent pas à un consensus sur le nombre de ménages dans le besoin, ils constatent tous que les tornades et les inondations ont aggravé la situation déjà précaire du marché immobilier locatif à Gatineau.

Avec les tornades et les inondations, le nombre de personnes a augmenté et maintenant on se retrouve à 230 cas de ménages qui sont à la recherche de logement [pour toutes dates confondues], indique Mme Osiecka, qui souligne que l' OHO a traité 129 dossiers l’an dernier.

La seule manière de pouvoir aider ces ménages-là rapidement le temps qu’il se construise plus d’unités de logement abordable, c’est avec une aide financière [...] pour aider ces ménages-là à se reloger dans le marché privé dans les unités qui sont disponibles, mais hors de prix pour ces ménages-là , estime M. Roy.

Avec les informations de Josée Guérin

Ottawa-Gatineau

Immobilier