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Les services aux proches aidants sont prêts à accueillir de nouvelles demandes

Une femme pose devant une affiche d'Info-Aidant, une ligne téléphonique.

Marie-Claude Lacombe, directrice de L'Appui, un organisme pour les proches aidants.

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Lise Millette

L'Abitibi-Témiscamingue compte plus de 35 000 proches aidants qui soutiennent un aîné en perte d'autonomie ou avec divers troubles de santé, mais les ressources disponibles ne sont pas pour autant débordées.

Bien que le répit soit le principal besoin exprimé, Guillaume Parent, directeur général de la Société Alzheimer de l'Abitibi-Témiscamingue, avoue que plusieurs personnes hésitent à demander de l'aide.

C'est tout le paradoxe. Lorsqu'on voit les études, les demandes des proches aidants sont beaucoup au niveau du répit, mais il y a beaucoup de réticence à demander du soutien et accepter qu'une autre personne va prendre la place un moment... ça prend un certain temps pour créer le lien de confiance assez fort pour que la personne accepte une première fois, fait-il valoir.

La Société Alzheimer de l'Abitibi-Témiscamingue offre des activités en formule de groupe à raison de deux jours et demi par semaine à Rouyn-Noranda, une journée à Ville-Marie et une autre dans secteur de Témiscaming-Kipawa. L'accès à ces activités est plutôt facile et les demandes peuvent obtenir une réponse favorable en quelques semaines.

J'ai l'impression qu'il y a une méconnaissance des services. Les proches aidants ne se reconnaissent pas comme tels et ne connaissent pas tous les services qui sont offerts, ajoute M. Parent.

L'Appui pour les proches aidants d'aînés contribue à aider financièrement les organismes communautaires et entreprises d'économie sociale qui offrent des services à ces alliés naturels des proches vieillissants. Une somme de 455 000 $ a été remise aux organismes de la région pour 2019-2020.

Une femme et un homme sourient à la caméra, assis sur une banquette.

Catherine Sirois, directrice générale de Parainage civique, et Guillaume Parent, directeur général de la Société Alzheimer de l'Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Catherine Sirois, directrice de Parainnage civique, qui dessert les aînés sans troubles cognitifs, précise que l'intervention d'un travailleur social constitue souvent la référence vers les services de répit.

Souvent, la porte d'entrée sera avec le Centre intégré de santé et de service sociaux. Le travailleur social au dossier va remarquer que le proche aidant est épuisé, ce qui sonne la sonnette d'alarme qu'il y a un besoin de répit. Souvent, c'est le travailleur social qui va préparer le terrain, mentionne-t-elle.

Parainnage civique propose un répit de une heure et demie, aux deux semaines, du lundi au vendredi, pour les aînés qui n'ont pas de troubles cognitifs.

La directrice générale de l'Appui, Marie-Claude Lacombe, est convaincue de l'apport des différents organismes qui s'investissent pour aider les proches aidants, tant par la formation, l'information, le soutien psychosocial et les répits.

Elle espère pouvoir compter encore sur la sensibilité de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais. Le souhait est de ne pas laisser tomber les proches aidants qui offrent un soutien important aux aînés en perte d'autonomie. Sans eux, les services de santé pourraient se retrouver débordés assez rapidement en raison du vieillissement de la population, affirme Mme Lacombe.

Abitibi–Témiscamingue

Santé physique et mentale