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Sécurité au travail : des voix réclament plus de transparence en N.-É.

Quatorze personnes sont mortes dans des accidents de travail en Nouvelle-Écosse en 2018.

Un homme d'Ellershouse, en Nouvelle-Écosse, a perdu la vie quand son camion a basculé dans le bassin de Bedford, en mai 2018.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

Radio-Canada

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse dévoile peu d’informations au sujet des morts en milieu de travail. Quatorze Néo-Écossais ont perdu la vie dans des accidents de travail en 2018, mais les détails de ces événements ne sont pas publics.

Grâce à une demande d’accès à l’information, CBC a appris notamment que cinq de ces morts font toujours l’objet d’une enquête. Les documents que les journalistes ont reçus étaient caviardés. Dans trois des cinq cas, la description des événements a été supprimée.

La Nouvelle-Écosse est beaucoup moins transparente que plusieurs autres provinces en ce qui a trait aux accidents de travail. L’Alberta, par exemple, publie des rapports d’enquête sur certains accidents mortels.

La Colombie-Britannique, le Québec et le Nouveau-Brunswick, entre autres, ont des bases de données comprenant une brève description des circonstances qui ont mené à des blessures ou à des morts. Ces bases de données comprennent aussi la date, le type de travail qui était effectué et l’industrie concernée.

Sa fille Shannon Kempton estime que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse n'est pas assez transparent dans les dossiers de décès au travail.

Peter Kempton a perdu la vie quand le camion qu'il tentait de réparer a explosé.

Photo : Document de la cour

Le ministère du Travail de la Nouvelle-Écosse a cessé il y a quelques années de publier des communiqués sur les décès en milieu de travail, notamment parce qu’il ne jugeait plus nécessaire de le faire. Il confirme toutefois certaines informations aux médias à propos d'accidents, particulièrement si un corps policier enquête sur les événements.

Le directeur du Département de la santé et de la sécurité au travail, Harold Carroll, indique que les enquêteurs tentent de garder le contact avec les familles. Mais il souligne qu’ils doivent restreindre le partage de renseignements, afin de protéger les processus d’enquête, surtout si un dossier risque de se rendre en cour.

Le ministère du Travail émet des directives à l'intention des entreprises après des accidents graves, même s’il n’y a pas eu de mort. Par exemple, après un accident dans un garage de Glace Bay, au Cap-Breton, le ministère a ordonné à l’entreprise de mieux utiliser ses équipements, de mener une évaluation des risques et de mieux former ses employés.

La Commission des accidents du travail de la Nouvelle-Écosse publie annuellement ses propres données sur les morts au travail, les types de blessures et les industries concernées.

Shannon Kempton parle souvent de son père Peter afin de conserver sa mémoire.

Shannon Kempton espère un jour connaître les circonstances exactes de la mort de son père Peter.

Photo : Radio-Canada / CBC/Elizabeth Chiu

Des proches dans le noir

Des proches de victimes dénoncent le manque de transparence de la province dans ce dossier. C’est le cas de Shannon Kempton, dont le père Peter est mort en 2013, dans un garage de Dartmouth. Le camion sur lequel il travaillait a explosé.

Les autorités n'ont jamais précisé à la jeune femme ce qui s’était passé dans les minutes précédant l’explosion. De me dire qu’il était sous le véhicule, qu’il tentait de réparer un réservoir d’essence, je ne vois pas en quoi ça compromet une affaire judiciaire, dit-elle. Ça me donne l’impression qu’on tente de me cacher des choses.

Avec les informations d'Elizabeth McMillan, de CBC

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