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Des immigrants sondés gagnent 18 % de moins que les Canadiens de 3e génération en C.-B.

Des immigrants, tous des hommes, écrivent assis à une longue table.

En Colombie-Britannique, les nouveaux arrivants peinent à décrocher un travail qui correspond à leurs compétences plutôt qu’un emploi de subsistance.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un sondage signé Angus Reid confirme que les immigrants sont moins bien rémunérés que les Canadiens dont les parents sont nés au Canada.

Au moins la moitié des personnes sondées disent avoir éprouvé des difficultés à trouver un emploi à la hauteur de leurs compétences et expériences.

Le problème est particulièrement marqué à Vancouver, où les immigrants gagnent en moyenne 18 % de moins que les Canadiens de troisième génération. Dans le reste de la province, l’écart de revenus se chiffre en moyenne à 9 %, selon ce sondage commandé par la coopérative d'épargne et de crédit Vancity.

En Colombie-Britannique, seuls 49 % des nouveaux arrivants trouvent du travail à la hauteur de leurs compétences professionnelles, tandis que les autres immigrants sondés acceptent des postes d’entrée ou changent complètement de secteur d’activité.

Méthodologie

Le sondage a été effectué auprès d’un échantillon aléatoire de 400 immigrants de la Colombie-Britannique venus au Canada à l'âge de 15 ans ou plus. La marge d’erreur est de 4,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20. 

« On connaissait plus ou moins l’expérience des nouveaux arrivants au Canada », reconnaît Catherine Ludgate, une cadre supérieure des placements à Vancity. 

« C’est la dure réalité, mais de constater l’ampleur des défis salariaux, c’est vraiment choquant. »

Plus enclins à l'endettement

Selon un rapport de 2016, près de 850 000 Canadiens sont au chômage ou sous-employés parce que le Canada ne leur fournit pas d’équivalence professionnelle complète. Parmi eux, 60 % ont immigré au pays.

Si leurs compétences étaient reconnues, ensemble, ils pourraient gagner jusqu’à 17 milliards de dollars annuellement.

Les nouveaux arrivants éprouvant des difficultés à subvenir à leurs besoins et à payer leurs dépenses sont donc plus enclins à s’endetter, selon le sondage. Sur les 400 sondés, 34 % disent s’être endettés en raison du manque de travail et 44 % éprouvent des difficultés à subvenir aux besoins de leur famille.

Une vaste majorité (90 %) se dit pourtant heureuse d’avoir immigré au Canada et 86 % trouvent les Canadiens accueillants à leur égard.

Colombie-Britannique et Yukon

Emploi