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La tension monte entre les chauffeurs d’autobus et la Ville de Winnipeg

Un autobus de la ville de Winnipeg sur lequel on peut lire les mots : Take a free ride, soit « Obtenez un passage gratuit ».

Les chauffeurs d'autobus ne demanderont pas aux usagers de payer leur passage jeudi, dans le cadre des négociations syndicales avec la Ville.

Photo : Radio-Canada / Gary Solilak

Radio-Canada

Les chauffeurs d’autobus de Winnipeg ne demanderont pas aux usagers de payer leur passage jeudi. Ils défient ainsi la Ville, qui n’arrive pas à négocier une nouvelle entente de travail équitable, selon le président de la section locale 1505 du Syndicat uni du transport, Aleem Chaudhary.

« Nous prenons ces mesures parce que la Ville de Winnipeg n’est pas réceptive à nos demandes et ne démontre aucune volonté pour négocier de bonne foi », a affirmé M. Chaudhary dans une déclaration écrite, mercredi. 

Les chauffeurs n’exigeront pas de paiement de la part des usagers jeudi, y compris pendant la période d’affluence prévue au moment où les amateurs de football se rendront au stade Investors Group pour la première partie des Blue Bombers à domicile cet été. 

Cette mesure s’inscrit dans une série de gestes qui traduisent une escalade de la tension dans les négociations entre la Ville et le syndicat, qui représente les 1400 mécaniciens, chauffeurs et employés de Winnipeg Transit. 

Le 14 mai, les chauffeurs d’autobus avaient également décidé de ne pas faire payer les usagers du transport en commun.

Le syndicat dit qu'il est encore loin d’une entente avec la Ville. Il déplore que Winnipeg veuille embaucher davantage de travailleurs à temps partiel, à des salaires moins élevés, sans avantages sociaux ni pensions. Le syndicat dénonce l’attitude de la Ville qui ne serait pas ouverte à l’idée que des chauffeurs puissent être représentés dans des comités décisionnels internes. 

Selon le syndicat, la Ville refuse d’examiner la possibilité de fixer des normes pour les horaires des trajets, ce qui les rend de moins en moins fiables pour les passagers et les chauffeurs.

« Franchement, nos membres et les usagers méritent mieux de la part de la Ville », dit Aleem Chaudhary.  

Fin mai, les syndiqués ont rejeté à 96,9 % une offre de la Ville. Cette entente de quatre ans, la deuxième de la Ville, a été qualifiée d’« offre finale juste et raisonnable » par la partie patronale, et son rejet a alimenté la crainte d’une grève générale. 

Quelques jours plus tard, le syndicat a défendu à ses membres d’accepter volontairement de faire des heures supplémentaires.

Le président international du Syndicat uni du transport est également venu de Washington pour conseiller le syndicat local sur ses stratégies de négociations. 

Les employés de Winnipeg Transit n’ont pas déclaré de grève depuis 1976.

CBC/Radio-Canada a contacté la Ville pour obtenir des commentaires, mais n'a pas reçu de réponse.

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