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Rémi Dallaire écope de 8 ans de prison

Rémi Dallaire marche, en regardant par terre, son avocat à sa droite.

Rémi Dallaire suivi de son avocat à l'extérieur du palais de justice.

Photo : Radio-Canada / Gilbert Rowan

Radio-Canada

Le juge Ken Champagne impose à Rémi Dallaire une peine de 8 ans de prison, dont il lui reste 80 mois à purger en tenant compte du temps passé en détention jusqu'ici. Rémi Dallaire est un ancien enseignant reconnu coupable, le 14 septembre 2018, de quatre chefs d'accusation dans une affaire de contacts sexuels sur une mineure de 8 ans.

Le juge recommande aussi que Rémi Dallaire soit incarcéré dans une autre province, par exemple dans les Maritimes, pendant les six ans et demi qu'il lui reste à purger.

Lors de l'audience de détermination de la peine, le 21 juin, l'avocat de Rémi Dallaire, Matt Gould, a causé la surprise en présentant un document de huit pages contenant la confession d’un autre prisonnier, qui reconnaissait être l’auteur des faits reprochés à Rémi Dallaire. Ce prisonnier est cependant revenu sur ses aveux trois jours après sa confession.

Le juge Champagne a expliqué ce matin son refus de rouvrir le procès comme l’a demandé la défense, en disant qu'il trouvait la nouvelle preuve « pas crédible ». 

Il a rappelé que l’homme qui aurait avoué sa culpabilité à Rémi Dallaire, en prison, s’est rétracté quelques jours plus tard. Le juge a énuméré des irrégularités entre les témoignages de Dallaire et de l’autre homme, et qualifié ces éléments de « fabriqués ».

La Couronne avait demandé huit ans de prison, alors que la défense réclamait une peine d'emprisonnement de cinq ans.

Résumé du procès

L'audience de détermination de la peine de Rémi Dallaire, qui devait au départ avoir lieu en janvier, a été remise une première fois au 20 mars. La défense avait alors demandé que le prononcé de la peine soit reporté, pour des raisons qui n’avaient pas été détaillées devant le juge.

Au terme du procès, en septembre 2018, le juge Ken Champagne avait ordonné que l'ancien enseignant de la Division scolaire franco-manitobaine, âgé de 34 ans, soit détenu en attendant de connaître sa peine.

Rémi Dallaire a été reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation, entre autres, pour contacts sexuels sur un mineur de moins de 16 ans, incitation à des contacts sexuels et pour avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite à une enfant âgée de 8 ans.

Selon la victime et sa mère, les faits se sont produits entre le 10 juin et le 13 juillet 2016, à Lorette, où Rémi Dallaire vivait et travaillait comme enseignant.

Rémi Dallaire a plaidé non coupable aux accusations déposées contre lui le 14 juillet 2016.

La défense a soutenu que la mère de l’enfant était en colère contre M. Dallaire, qui avait refusé d’entamer une relation amoureuse avec elle.

Le juge a réfuté cet argument en estimant qu’il était impossible que le témoignage de la fillette ait pu être inventé. Le juge a alors avancé que la fillette avait passé les trois jours précédant les révélations presque exclusivement avec M. Dallaire.

Le juge a qualifié Rémi Dallaire de prédateur, estimant qu’il avait manipulé la mère de la fillette pour se rapprocher de cette dernière. Il a souligné que le coupable avait habilement réussi à normaliser le fait de dormir avec la petite fille, de se doucher avec elle ou encore de l’emmener faire des sorties en ville.

Manitoba

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