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Québec transfère l’école Riverdale à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

L'école et son terrain de soccer, en été.

L'école Riverdale est sise au 5060, boulevard des Sources, à Pierrefonds.

Photo : Google

Radio-Canada

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, ordonne le transfert de l’école secondaire Riverdale High School, à Pierrefonds, à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys dès la fin du mois.

Selon le texte publié par le ministre Roberge dans la Gazette officielle du Québec, le bâtiment et ses dépendances seront cédés par décret à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys à partir du 1er juillet prochain.

La commission scolaire anglophone Lester B. Pearson obtiendra en échange la somme de 1,15 million de dollars en plus d’une enveloppe de 12,48 millions de dollars « sous forme de remboursement d’emprunt auquel s’ajouteront les intérêts, et ce, conditionnellement à la signature d’une convention d’indemnité », peut-on lire dans la Gazette officielle.

Ce transfert par décret du gouvernement avait été annoncé le 28 janvier dernier par le cabinet du ministre de l'Éducation pour répondre aux besoins importants et urgents en locaux à la CSMB.

Selon le gouvernement, ce transfert doit permettre de diminuer la pression démographique vécue par la CSMB, d'améliorer les conditions d'apprentissage et donc la réussite scolaire des élèves sur le territoire, tout en facilitant la pleine francisation et l'intégration des nouveaux arrivants.

Les élèves anglophones qui fréquentent le Riverdale High School devront changer d'école à la rentrée.

Une pétition contre le transfert de l'école avait été déposée en mars dernier à l'Assemblée nationale par le député libéral de Nelligan, Monsef Derraji, pour demander au gouvernement de faire marche arrière.

Prochaine étape, English-Montreal

Les commissaires devant tables et ordinateurs

Les commissaires de la CSEM réunis en conseil.

Photo : Radio-Canada

Une solution semblable serait envisagée dans le dossier qui oppose la Commission scolaire English-Montreal (CSEM) à la Commission de la Pointe-de-l’Île qui réclame depuis des années maintenant de nouveaux locaux pour accueillir le trop-plein d’élèves francophones dans ses écoles.

Excédé par l’impasse qui persistait dans ce dossier, le ministre Roberge a lancé en mai dernier un ultimatum aux parties leur enjoignant de trouver une entente d’ici au 10 juin, faute de quoi il allait transférer trois écoles de la CSEM à la commission de la Pointe-de-l’Île (CSPI).

Selon le scénario invoqué alors par le ministre, les écoles primaires Général Vanier, Gerald McShane, ainsi que l’école secondaire John Paul I Junior, situées dans les arrondissements de Montréal-Nord et de Saint-Léonard, seraient transférées rapidement à la CSPI où près de 3000 élèves n’ont actuellement pas de classe pour la prochaine année, déplorait le ministre Roberge.

Aucune entente n’ayant été conclue entre les deux commissions scolaires dans le délai imparti, le ministre Roberge a annoncé dès le 11 juin qu’il allait devoir procéder par décret pour transférer les trois écoles anglophones qui disposent de suffisamment de places pour accueillir le trop-plein d’élèves francophones à la CSPI.

Dans les faits, la CSPI a besoin de plus de 150 locaux de classe dès la prochaine rentrée.

En dépit de la levée de boucliers qu’a suscitée cette solution imposée dans la communauté anglophone, principalement chez les parents des enfants qui fréquentent les écoles convoitées par la CSPI, l’article 477.1.1 de Loi sur l’instruction publique permet au gouvernement d’affecter les ressources disponibles là où il y a des besoins en éducation, sans égard à leur appartenance à un groupe linguistique en particulier.

Les parents de la CSEM disent non  au ministre de l'Éducation

Les parents de la CSEM disent non au ministre de l'Éducation.

Photo : Radio-Canada

La CSEM qui préconisait plutôt une cohabitation des élèves anglophones et francophones dans ses propres établissements dénonce cette approche de Québec qualifiée de cavalière par la présidente de la CSEM, Angela Mancini, qui avait évoqué un recours possible aux tribunaux.

La Commission scolaire English-Montreal a par ailleurs semé une certaine controverse ces dernières semaines en reprenant des bâtiments qu'elle louait à des résidences pour personnes âgées dans le quartier Ahuntsic, à Montréal, alors qu'elle dispose déjà de classes vides et d’immeubles excédentaires. Environ 80 personnes âgées devront se trouver un autre logement à la suite de cette décision.

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