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La Commission scolaire des Navigateurs fait cavalier seul

Plusieurs livres empilés dans une classe avec, en arrière-plan, des élèves

Des élèves dans une salle de classe

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Commission scolaire des Navigateurs (CSDN), à Lévis, se retire de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) afin de pouvoir parler de sa propre voix dans le débat portant sur la gouvernance des écoles publiques.

Les élus de la CSDN ont voté en faveur de la désaffiliation lors d’une rencontre qui avait lieu mardi soir. Le président de la CSDN, Jérôme Demers, dit ne pas partager la vision de la FCSQ sur la gouvernance scolaire.

La Fédération souhaite faire porter le débat essentiellement sur le maintien des élections scolaires. Nous, la position que nous avons dans ce dossier-là, c’est que nous souhaitons ouvrir le débat et envisager d’autres possibilités, explique-t-il en entrevue à Radio-Canada.

Quand on est représenté par une fédération, il faut quand même adhérer à son message. Comme nous, notre message se veut plus large que celui de la Fédération, on a décidé de se retirer.

Jérôme Demers, président, Commission scolaire des Navigateurs

Refonte du modèle

La CSDN souhaite revoir la gouvernance des commissions scolaires afin d’y ajouter de la proximité, de la représentativité et de l’imputabilité.

Nous souhaitons, dans le futur modèle, avoir des qui connaissent le milieu et ses besoins. On veut également une gouvernance qui soit représentative des différents groupes [et dont les] membres seront imputables. Ils devront expliquer leurs décisions », précise Jérôme Demers.

Jérôme Demers pose devant une bannière aux couleurs de la Commission scolaire des Navigateurs.

Jérôme Demers, président de la Commission scolaire des Navigateurs

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

En se retirant de la FCSQ, la Commission scolaire des navigateurs pourra selon lui porter son discours directement auprès du gouvernement Legault. Il assure que la décision n’aura aucun impact sur la qualité des services offerts aux élèves.

C’est une décision politique. Donc, pour le terrain, pour les enfants, il n'y aucun, aucun effet sur les services à l'élève. On veut rassurer la population là-dessus, insiste Jérôme Demers.

Système « dysfonctionnel »

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, n’est pas surpris de voir la Commission scolaire des Navigateurs faire bande à part.

Selon lui, la position de la FCSQ sur la façon de gouverner les commissions scolaires ne fait pas l’unanimité.

Je l’ai toujours dit : les commissaires et les présidents de commissions scolaires sont là pour les bonnes raisons. C’est du bon monde dans un système qui est dysfonctionnel. Alors, de voir des commissaires qui saisissent la balle au bond, qui décident de travailler avec le gouvernement pour améliorer la gouvernance, je pense que ça tombe sous le sens, a réagi le ministre.

Avec les informations de Nicole Germain

Québec

Éducation