•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cuisine de rue : aucun permis n'a encore été délivré

Guy Lévesque, propriétaire de la Saga cuisine nomade, en train de préparer une commande.

Guy Lévesque fait de la cuisine de rue depuis l'annonce du projet pilote, en 2017.

Photo : Radio-Canada / Carl Marchand

David Rémillard

Vous n'avez pas encore vu de camion de cuisine de rue sur le domaine public à Québec cet été? C'est normal. Aucun permis n'a encore été délivré par la Ville de Québec aux trois restaurateurs intéressés.

La Ville annonçait, le 29 mars, qu'elle autorisait officiellement la présence des camions-restaurants sur le domaine public, après deux années de projet pilote.

En date du 25 juin, aucun demandeur n'avait encore reçu son permis d'exploitation. La saison de la cuisine de rue dans la capitale a pourtant démarré le 15 mai.

Il y a trois camions-restaurants qui devraient très prochainement recevoir leur autorisation. [...] Sur le domaine public, personne pour l'instant, en date d'aujourd'hui [25 juin], n'a les autorisations, s'est limitée à dire Audrey Perreault, porte-parole de la Ville de Québec, précisant que de petits détails restent à finaliser.

L'un de ces restaurateurs en attente est Guy Lévesque, propriétaire du camion-restaurant Crêpe la! et ancien propriétaire de la Saga nomade par Sagamité. Ce dernier soutient qu'il a déposé son dossier à la Ville de Québec avant l'ouverture de la saison.

Un mois et demi plus tard, il ne peut toujours pas vendre ses produits sur la douzaine de sites autorisés par la Ville.

Optimisme

Mais Guy Lévesque est un optimiste et refuse de jeter la pierre sur la Ville. Il assure que son calendrier était déjà chargé d'événements corporatifs et privés.

Même s'il n'a pas encore son permis et que seuls deux autres camions-restaurants seront avec lui en ce début de saison, il demeure également convaincu qu'il y a un avenir pour la cuisine de rue dans la capitale.

Il croit même au jour où la majorité de ses revenus proviendront du domaine public.

Je pense qu'on n'a pas encore trouvé la recette, mais c'est sûr qu'il y a quelque chose à faire.

Guy Lévesque, propriétaire, camion-restaurant Crêpe la!

M. Lévesque croit que les restaurateurs n'ont pas encore conscience des changements apportés à la réglementation. Le coût du permis, en outre, est passé de 750 $ à 100 $ . Il s'engage à faire lui-même la promotion des nouvelles modalités.

La Ville pourrait en faire plus

Guy Lévesque croit tout de même que la Ville de Québec pourrait davantage aider les restaurateurs de rue.

Il suggère la mise en place d'une plateforme en ligne à la disposition des restaurateurs. Car pour le moment, la Ville ne publie aucune information sur la présence des camions.

Puis, il y a encore la question des sites disponibles, selon M. Lévesque.

Bien qu'il y en ait une douzaine, les restaurateurs qui ont participé au projet pilote dans le passé ont tous réclamé un site au centre-ville, à proximité des travailleurs et des touristes.

S'ils ont obtenu la permission de s'installer à la gare du Palais, au palais de justice et au parc John-Munn, ils souhaitent accéder au parc Jean-Paul-L'Allier, dans Saint-Roch, ou au parc de l'Amérique-Française, dans Montcalm.

Québec

Politique municipale