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Lock-out à l’ABI : la direction dépose une offre finale et globale

Travailleurs et drapeau du syndicat.

Les travailleurs en lock-out à l'entrée de l'usine de l'ABI, à Bécancour, le 5 octobre 2018.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La direction de l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) vient de déposer une offre finale auprès du syndicat qui représente les quelque mille travailleurs de l'usine, en lock-out depuis près d'un an et demi.

Alcoa et le Syndicat des Métallos ont participé mercredi matin à une rencontre en présence du conciliateur Jean Nolin.

La direction a déposé une offre finale pour les trois conventions collectives avec un protocole de retour au travail. Les Métallos se sont engagés à la soumettre à leurs membres au cours des prochains jours.

On va étudier cette offre finale là, a déclaré le président de la section locale 9700 des Métallos, Clément Masse. Il affirme que le Syndicat ne fera aucun autre commentaire à ce sujet d'ici le vote.

Les deux hommes côte à côte dans un hôtel de Trois-Rivières.

Le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, Clément Masse (à droite) et l'adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, (à gauche), à la sortie de leur rencontre de conciliation, mardi.

Photo : Radio-Canada

La direction donne au Syndicat jusqu'au 5 juillet pour tenir un vote sur l'offre. En cas de rejet, l'exploitation de l'usine serait suspendue.

Ce sera la quatrième fois que les membres se prononcent sur une offre patronale. La première fois, en novembre 2017, elle avait été rejetée à 97 %. Ensuite, en janvier 2018, 80 % des membres avaient dit non à l'offre présentée. Quelques heures plus tard, l'ABI déclenchait un lock-out. En mars dernier, la direction avait fait une offre qualifiée de finale, qui avait été rejetée à 82 %.

Une femme et des hommes entrent dans une salle.

Les membres de la direction de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) arrivent à la rencontre de conciliation, mercredi, dans un hôtel de Trois-Rivières, en présence d'agents de sécurité.

Photo : Radio-Canada

Vendredi, la direction de l'ABI avait rejeté la demande d’arbitrage du Syndicat des Métallos. Elle avait toutefois demandé au conciliateur Jean Nolin d’organiser une rencontre avec le Syndicat.

Une demi-douzaine de membres de la direction et une dizaine de représentants syndicaux étaient présents à la rencontre, qui a eu lieu dans un hôtel de Trois-Rivières, mercredi. Des agents de sécurité ont été déployés sur place pour s'assurer que tout se déroule dans le calme.

Quelques minutes après le début de la réunion, la direction de l'ABI convoquait les médias pour 13 h 30.

C'est la première fois depuis le début du conflit que la direction tient une conférence de presse. Jusqu'à maintenant, Alcoa se contentait le plus souvent de brèves déclarations écrites.

Des négociations difficiles

Les travailleurs de l'ABI sont en lock-out depuis maintenant plus de 17 mois. Les dernières négociations entre les deux parties ont eu lieu en février.

En avril, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité, Jean Boulet, qui est aussi député de Trois-Rivières, a soumis une hypothèse de règlement que la direction avait acceptée et que le Syndicat a rejetée.

Depuis, les Métallos ont déposé une plainte contre le gouvernement du Québec auprès de l'Organisation internationale du travail à la suite des déclarations de François Legault. Le premier ministre avait notamment demandé publiquement au Syndicat de faire des compromis.

Alcoa a quant à elle réussi à s’entendre fin mai sur une nouvelle convention collective avec les quelque 700 travailleurs de l’aluminerie de Baie-Comeau.

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail