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Ce que Daniel Montsion pourrait avoir entendu avant l’arrestation d’Abdirahman Abdi

Trois agents de police autour d'un homme étendu à terre. L'image de l'homme par terre est volontairement brouillée.

L'agent Dave Weir à gauche et l'agent Daniel Montsion agenouillé au centre (archives).

Photo : YouTube

Radio-Canada

Le policier d'Ottawa Daniel Montsion aurait pu entendre un autre agent pourchasser Abdirahman Abdi et tenter d’utiliser la force sans résultat avant d’aller prêter main-forte à son collègue. Les communications radio précédant le drame ont été entendues mardi au palais de justice.

L’agent Montsion a plaidé non coupable à des accusations d’homicide involontaire, d’agression armée et de voie de fait grave.

Le 24 juillet 2016, Daniel Montsion est arrivé au 55 rue Hilda, où a eu lieu l'arrestation qui a mené à la mort d'Abdi. Il a pu être en mesure d'entendre toutes les communications radio de l'agent Dave Weir précédant son intervention, selon l’avocat de la Défense  Michael Edelson.

Dave Weir avait alors pourchassé la victime sur une bonne distance et semblait avoir le souffle court.

À un certain moment, le répartiteur a inscrit dans son journal d'appels le code 10-3. Ceci signifie que l'agent Weir était dans une situation dangereuse et qu'il avait besoin d'aide.

Lorsqu'il a été appelé en renfort, Daniel Montsion savait l'urgence de la situation, et a plaidé la défense s’il écoutait les communications radio.

« Je ne peux pas croire que ce gars est encore debout »

Durant le contre-interrogatoire de la défense, Dave Weir a précisé ses interventions auprès d’Abdi. Il a été le premier à répondre à l’appel 911 pour désordre public au café Bridgehead de la rue Wellington Ouest.

Il a témoigné avoir d’abord tenté d’arrêter Abdi, mais que ce dernier avait fui à pied vers son domicile. Parti à sa poursuite, le policier a utilisé divers moyens pour tenter de l’arrêter – interpellation, prise physique, poivre de cayenne, bâton télescopique – mais sans succès.

Je ne peux pas croire que ce gars est encore debout, a déclaré l’agent Weir en cour mardi, tentant de se rappeler les idées qui lui venaient à l’esprit au moment de la poursuite.

Pendant ce temps, les agents des divisions centrale et de l’est étaient informés de la situation par le biais des communications radio.

Ce n’est pas clair toutefois si Daniel Montsion a bien entendu ces échanges. Ces derniers ont cependant été transmis aux radios de police de la division centrale, selon les enregistrements.

La Couronne a l’occasion mercredi de poser ses dernières questions à l’agent Weir. Ce dernier n’est pas accusé relativement à la mort d’Abdirahman Abdi.

La Couronne affirme que ce sont les coups de poing de Daniel Montsion qui ont mené à la mort d'Abdi.

Avec les informations de Laurie Trudel et de Laura Osman

Ottawa-Gatineau

Procès et poursuites