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Début de l’enquête publique sur la mort de Lyndia Hamel

Maison Carignan à Trois-Rivières.

La Maison Carignan à Trois-Rivières, un centre de thérapie pour les alcooliques et toxicomanes.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Radio-Canada

Les audiences de l’enquête publique visant à faire la lumière sur la mort de Lyndia Hamel ont commencé mardi au palais de justice de Trois-Rivières.

Au cours de la journée, les premiers témoins ont raconté leur version des faits sur le drame survenu à la fin décembre 2016 à la Maison Carignan de Trois-Rivières.

Un intervenant du centre de thérapie, Anthony Dessureault, dit avoir reçu les premiers signalements de la part d’autres résidents le soir du 26 décembre 2016.

Lyndia Hamel est décédée le 27 décembre 2016 d'une surdose de drogues à la Maison Carignan, un centre de thérapie pour dépendance.

Lyndia Hamel est décédée le 27 décembre 2016 d'une surdose de drogues à la Maison Carignan, un centre de thérapie pour dépendance.

Photo : Facebook

Ils lui auraient alors rapporté que Lyndia Hamel avait consommé de la drogue lors d’une sortie autorisée les deux jours précédents.

Face à un non-respect de conditions émises par la cour et à un manquement aux règles du centre, M. Dessureault affirme avoir contacté sa supérieure, Audrey Alarie, pour l’informer qu’il avait l’intention d'engager un protocole d’expulsion à l’endroit de Lyndia Hamel.

Mme Alarie lui aurait répondu qu’il n’était pas nécessaire de réagir immédiatement et que la situation allait être discutée avec l'équipe le lendemain.

M. Dessureault indique s’être plié à la consigne, et ce, malgré ses réticences.

Changement de chambre confus

Anthony Dessureault raconte avoir, avec une autre intervenante, décidé d’envoyer Lyndia Hamel dormir avec une autre résidente dans une autre chambre.

Ils souhaitaient ainsi éviter que la femme de 21 ans consomme à nouveau de la drogue.

Or, c’est plutôt une autre résidente qui est venue dormir dans sa chambre.

Lyndia Hamel est morte la nuit du 27 décembre 2016.

Un autre témoin, un médecin spécialisé en toxicologie médicale, a affirmé mardi qu’elle était morte d’une surdose d’hydromorphone, un opioïde.

Deux lieutenants-détectives de la Direction de la police de Trois-Rivières et un oncle de Lyndia Hamel ont aussi témoigné mardi.

Mercredi, la deuxième intervenante, Fannie Lampron, et la directrice clinique du centre, Audrey Alarie, témoigneront à leur tour.

D’après les informations de Sébastien St-Onge

Mauricie et Centre du Québec

Procès et poursuites