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Les plaques personnalisées rapportent gros à la SAAQ

Exemple d’une plaque personnalisée qui serait conforme. La plaque porte l’inscription « COCO ». Elle est installée à l’arrière d’une voiture à hayon de couleur jaune.

Les plaques d’immatriculation personnalisées sont offertes depuis le 27 juillet 2018.

Photo : Radio-Canada

Éric Plouffe

Les automobilistes québécois ont été nombreux à faire la demande d'une plaque d'immatriculation personnalisée depuis le lancement de ce service, l'été dernier. En près d'un an, plus de 30 000 demandes ont été faites auprès de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). L'organisme gouvernemental a même déjà réalisé des profits de quelques millions de dollars avec la vente de ces plaques.

Un peu plus de 28 500 plaques d'immatriculation personnalisées ont été délivrées au Québec depuis le 27 juillet 2018. Pour la SAAQ, il s'agit d'un succès, puisque le seuil de rentabilité – fixé à 23 000 plaques – a été atteint.

C'est un succès dans le sens qu'on n'avait pas avancé d'échéancier précis, indique le porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt. On disait toujours que dès qu'on allait atteindre le 23 000, on allait atteindre la rentabilité. Même si le rythme a un petit peu ralenti depuis, il y a quand même beaucoup de demandes qui rentrent chaque semaine.

La vente de plaques d'immatriculation personnalisées a aussi permis à la SAAQ d'engranger des profits d'environ trois millions de dollars, qui serviront à rembourser une vieille dette contractée par la société d'État auprès du gouvernement du Québec, il y a de nombreuses années.

Selon le porte-parole de l'organisme, l'argent emprunté avait permis à l'époque de combler un manque à gagner lié à l'absence d'indexation des coûts des permis de conduire et d'immatriculation.

Plaque raciste

Par ailleurs, la SAAQ a refusé plus de 1500 demandes de plaques personnalisées en raison par exemple du caractère vulgaire de la combinaison de lettres souhaitées.

C'est un comité d'employés de l'organisme gouvernemental qui se rencontre chaque semaine pour analyser les demandes. Évidemment, on analyse ça dans toutes les langues, précise Mario Vaillancourt.

Une demi-douzaine de plaques ont tout de même été retirées de la circulation par l'organisme, qui les avait pourtant autorisées. L'un de ces retraits concerne une inscription à connotation raciste à l'égard des Autochtones, soit le terme « kawish ». La plaque a été retirée à la suite d'une plainte du public.

On fait un travail très rigoureux et sérieux, mais il peut arriver par exemple qu'une expression comme ça, même si on a fait toutes les vérifications possibles, soit autorisée, admet Mario Vaillancourt.

Les plaques avec les inscriptions « BLKPWR », « ASSMAN7 », « SAPOUUD » et « UPYOURS » font aussi partie de celles qui ont été retirées après avoir reçu le feu vert de la SAAQ.

Par ailleurs, il en coûte toujours 249,50 $ pour se procurer une plaque d'immatriculation personnalisée, une somme à laquelle il faut ajouter des frais annuels de gestion de 34,49 $.

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