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L'enquête du coroner sur le décès de Wanny Pelletier est terminée

Le jeune homme a succombé à ses blessures, suite à un accident de travail survenu le 22 décembre dernier.

Le jeune homme a succombé à ses blessures, à la suite d'un accident de travail survenu le 22 décembre dernier.

Photo : Facebook/Wanny Pelletier

Radio-Canada

L'enquête du coroner sur le décès du jeune travailleur Wanny Pelletier, survenu en 2016 à l'usine de granules du Groupe Savoie, est terminée. Seulement deux recommandations ont été présentées par le jury à la suite de l'analyse des pratiques de sécurité de l'entreprise.

Les membres du jury ont pris moins d'une heure pour émettre leurs deux recommandations à la cour provinciale d'Edmundston, mardi. Ces recommandations ont été effectuées à la suite d'une analyse de ce qui s'est déroulé la journée de la mort du jeune Wanny Pelletier, le 22 décembre 2016.

Les recommandations

  • L’orientation au poste de travail devrait se faire pendant le même quart de travail par le même superviseur.
  • Si un superviseur/contrôleur s’absente de son poste de travail, il devrait y avoir un remplaçant dans la salle de contrôle jusqu’à son retour.

Le fonctionnement de l'usine du Groupe Savoie a été scruté à la loupe, mais plusieurs modifications avaient déjà été apportées par l'entreprise depuis la tragédie. Considérant ces changements, le coroner Steve Gibson se dit satisfait du travail des jurés.

Dans le fonds, Groupe Savoie a apporté beaucoup de changements dans les dernières années, au niveau de la sécurité. Je pense que les recommandations vont satisfaire le public, dit Steve Gibson, coroner en charge de cette affaire.

Plusieurs témoins ont défilé à la barre au cours de la journée, dont quelques représentants de Travail Sécuritaire Nouveau-Brunswick, qui ont enquêté sur cette affaire.

Ceux-ci ont noté plusieurs failles dans l'usine de granules, située à Saint-Quentin, dans le nord-ouest de la province. Ces lacunes ont, selon eux, mené à la mort du jeune homme, qui avait seulement 17 ans.

Entre autres, l'absence du fameux dispositif de sécurité qui aurait dû être réinstallé après une réparation faite sur le convoyeur qu'il conduisait. Cette information avait été indiquée par des employés du Groupe Savoie plus tôt cette semaine. C'était une pièce d'équipement qui était fabriquée. Elle n'était pas utilisée la journée du 22 décembre 2016 tel que le fabricant l'avait conçue, explique Éric Brideau, directeur adjoint des enquêtes chez Travail Sécuritaire Nouveau-Brunswick.

D'autres employés du Groupe Savoie sont venus expliquer les changements effectués par l'entreprise depuis 2016 en matière de santé et de sécurité au travail.

Les autres choses qui sont ressorties c'est le manque de communication, la supervision inadéquate, l'inexpérience d'un jeune aussi. C'était quand même un jeune de 17 ans, raconte M. Brideau.

Le fondateur de l'entreprise, Jean-Claude Savoie, a aussi assisté à l'audience.

Avec les informations de Serge Bouchard

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