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L'accident mortel de Tadoussac relance le débat au sujet d'un pont sur le Saguenay

Radio-Canada

L'accident mortel à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine, lundi, relance le débat sur la construction d'un pont sur le Saguenay.

Si le maire de Tadoussac, Charles Breton, plaide pour le réaménagement de la côte qui mène au débarcadère du traversier, Marc Gilbert, président de la Société du pont sur le Saguenay, répète plutôt que la construction d'un pont est nécessaire, pour une question de sécurité.

C'est terrible, mais [l'accident] était prévisible. C'est une longue côte. Même si on mettait des millions pour l'améliorer, ça demeurera toujours une côte, affirme le président du groupe qui milite depuis des années pour ce projet de pont.

D'avoir la petite pancarte qui annonce le lit d'arrêt pour les camions, c'est une affaire. La plupart du monde ne la voit pas.

Marc Gilbert, président de la Société du pont sur le Saguenay

Marc Gilbert rappelle avoir signalé lors des audiences sur la sécurité routière de la SAAQ en février 2017 qu'un accident tragique était inévitable dans ce secteur.

Le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, estime que la construction d'un pont n'a jamais été aussi pertinente.

Par ailleurs, le maire de Tadoussac avance que c'est peut-être l'accident qui a fait, dans les circonstances, le moins de dommages.

Le bateau était plein. Souvent, là où [le véhicule] s'est écrasé, il y a des enfants qui se tiennent là pour voir les remous derrière. Il aurait pu planer deux secondes plus tôt ou deux secondes plus tard et ça aurait été complètement autre chose.

Un traversier navigue entre deux rives.

Le traversier Armand-Imbeau II navigue entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Une enquête

Au lendemain de l'accident qui a coûté la vie à Éric Bélec, la Société des traversiers du Québec confirme qu'elle mènera sa propre enquête, parallèlement à celle de la Sûreté du Québec.

Ce qui est le plus plausible, c'est un trouble mécanique. On peut tout de suite penser aux freins, suggère le directeur général de Desharnais VR, Jean-Guy Roy. Soit il y a eu une rupture de la tubulure, et à ce moment-là le liquide de frein est sorti et on n'avait plus de pédale de freins. Aussi, également, on sait que dans cette région-là, c'est très montagneux, donc les freins sont très sollicités. L'huile à frein peut avoir chauffé, bouilli. À ce moment-là, on sait que ça ne se compresse plus de l'huile très chaude. Donc, on vient à ne plus avoir de pédale.

Reprise des traverses

Le service normal à deux navires a repris à la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine mardi après-midi, soit un départ toutes les 20 minutes de chaque rive.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

Côte-Nord

Transports