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À quel moment l'ancienne prison d'Amos retrouvera-t-elle sa vocation?

L'ancienne prison d'Amos.

L'ancien centre de détention d'Amos n'est plus utilisé.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Piel Côté

L'ancien centre de détention d'Amos hébergera-t-il de nouveau des détenus? C'est ce que le ministère de la Sécurité publique (MSP) avait affirmé lors de la planification de la construction de la nouvelle prison. Aujourd'hui, même si ce projet semble toujours être sur la table, aucun progrès n'indique qu'il avance et il est impossible de savoir à quel moment celui-ci se réalisera.

Lorsqu'on a ouvert la nouvelle prison, l'ancienne devait servir à héberger davantage de détenus, car l'ancienne prison était constamment en surpopulation.

En ce moment, les porte-parole du ministère de la Sécurité publique expliquent qu'elle sert plutôt de quartiers cellulaires pour les détenus, lorsqu'ils se rendent au palais de justice d'Amos. Ils peuvent parfois rester sur place quelques heures en attendant une comparution, par exemple.

Certains bureaux seront aussi occupés par la Direction des services professionnels correctionnels, comme les bureaux de probation.

Ce n'est pourtant pas ce qui avait été promis à l'ancien député d'Abitibi-Ouest, François Gendron. Quand on a construit ça, l'ancienne prison, c'était pour continuer à l'utiliser avec les prévenus et les détenus de fin de semaine. C'était pour avoir un niveau d'accueil qui va répondre aux besoins de la demande, rappelle-t-il.

On m'a confirmé qu'on allait utiliser l'ancienne prison. C'était étoffé sur le plan de la gestion administrative, c'était documenté.

François Gendron, ancien député d'Abitibi-Ouest

M. Gendron était très surpris de voir que l'ancienne prison demeure pratiquement inutilisée à l'heure qu'il est.

Lors de l'ouverture de la nouvelle prison, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, avait pourtant dit que l'ancienne servirait pour la détention des détenus purgeant une peine de fin de semaine.

La directrice par intérim des services correctionnels Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec, Suzie Dessureault, mentionne que pour l'instant, ce n'est pas l'option retenue.

L'ancien établissement aurait pu servir à pallier cette augmentation significative de la clientèle de la fin de semaine, mais pour l'instant, on n'a pas ce besoin, pour l'instant, l'ensemble de ce type de clientèle est gardé ici [à la nouvelle prison], mentionne-t-elle.

Une cellule de prison contenant un lit, un petit bureau et une toilette.

Une cellule du nouveau centre de détention d'Amos

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Rectifications du MSP

Quelques jours après l'entrevue donnée par Mme Dessureault, les porte-parole du ministère de la Sécurité publique ont toutefois tenu à réajuster le tir.

La prison servira bel et bien aux détenus purgeant des peines discontinues, disent-ils. Ils affirment également que la Société québécoise des infrastructures (SQI) travaille actuellement sur le projet.

Impossible toutefois pour le ministère de dire à quel moment l'ancienne prison hébergera à nouveau des détenus.

Un appel a également été logé à la SQI. Son porte-parole soutient que d'ici deux ans, l'ancienne prison sera utilisée afin d'héberger les détenus purgeant des peines discontinues. Lorsque le projet sera complété, 70 % de l'ancien centre de détention sera utilisé.

Pas de prison pour femmes en Abitibi-Témiscamingue

L'ancienne bâtonnière de l'Abitibi-Témiscamingue, aujourd'hui devenue juge, Nathalie Pelletier, militait pour que l'ancienne prison devienne une prison pour femmes.

La directrice par intérim des services correctionnels Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec, Suzie Dessureault, a soutenu qu'elle n'avait aucune information en ce sens.

Abitibi–Témiscamingue

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