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Montréal cherche des solutions à long terme pour ses écocentres

Un homme vide un camion rempli de branchages dans un conteneur prévu à cet effet.

Le centre de récupération de Côte-des-Neiges a été pris d'assaut par les Montréalais pendant la fermeture des écocentres Saint-Laurent et LaSalle.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada

Malgré les difficultés qu’ils ont connues au cours des derniers mois, les écocentres de Montréal sont là pour rester, insiste la mairesse Valérie Plante.

Il n’y a pas d’insécurité au niveau de l’existence et du bien-fondé des écocentres. Absolument pas. On ne va pas fermer des écocentres, a-t-elle martelé mardi, à l’occasion d’une mêlée de presse.

C'est dans ces centres que peuvent être apportés certains déchets qui normalement ne sont pas ramassés lors des cueillettes régulières à domicile, comme les métaux, le bois, les électroménagers, les pneus, les produits électroniques, les résidus domestiques dangereux ainsi que les rebuts de construction, de rénovation et de démolition.

Or, la Ville a dû fermer temporairement les écocentres Saint-Laurent, le 23 avril, et LaSalle, le 3 mai. Le service y a repris respectivement les 7 et 20 juin.

L'entreprise Mélimax, qui avait le mandat de traiter les rebuts des deux écocentres, avait été déclarée inadmissible aux contrats publics québécois par l'Autorité des marchés publics. On lui avait reproché en janvier d’avoir déversé illégalement des matériaux de construction sur le terrain de son actionnaire principal, Mario Landry.

On faisait affaire avec un grand joueur, avec lequel on a décidé de cesser de travailler parce que ses pratiques étaient inacceptables, a relaté Mme Plante. On ne va pas travailler avec une entreprise qui est délinquante et qui déverse [des ordures] dans la nature. C’est hors de question.

Ces fermetures avaient engendré une certaine surcharge dans les cinq autres écocentres de Montréal, et les files d’attente pouvaient être longues, s’étirant même parfois dans les rues et gênant la circulation.

La crise endiguée

La Ville a dû improviser pour assurer la réouverture des écocentres Saint-Laurent et LaSalle. Des appels d'offres ont été lancés, mais en vain.

On a travaillé avec des ententes de gré à gré pour aller chercher d’autres joueurs, a expliqué la mairesse, mardi.

Ainsi, la Ville a dû se revirer de bord et se retourner sur un 10 cents parce qu’il y avait urgence d’agir, a-t-elle reconnu. Avec la période estivale, les rénovations, la construction, c’est là que ça se passe.

Une expérience qu’elle espère ne pas revivre trop souvent. Notre souhait, à la Ville de Montréal, c’est de ne jamais se retrouver dans ces situations où on est mal pris. On veut une gestion intelligente, cohérente, qui utilise bien l’argent des Montréalais. C’est super important pour nous, la rigueur.

L’administration municipale prépare maintenant de nouveaux appels d’offres qu’elle compte publier en septembre prochain, et qui porteront sur plusieurs années, a indiqué Mme Plante.

On va travailler avec différents joueurs – des petits, des moyens, des grands – qui vont respecter nos critères. L’idée, c’est d’avoir le plus de joueurs possible.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Dans un souci de stabilisation, la gestion des sites a été confiée il y a deux semaines à une seule et même entreprise pour les sept écocentres de Montréal. Ainsi, le comité exécutif a approuvé l’attribution d’un contrat d’un peu plus de 14 millions de dollars à l’entreprise Pro-Vert Sud-Ouest, qui aura la responsabilité de gérer les activités des écocentres jusqu'en 2024.

Il lui faudra maintenant trouver des entreprises fiables qui pourront transporter les rebuts et les éliminer de façon légale et sécuritaire.

Grand Montréal

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