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Un cimetière autochtone à Regina transféré à une association autochtone

Plusieurs personnes sont debout près d’une plaque qui reconnaît le terrain du cimetière de l’École industrielle autochtone de Regina comme site patrimonial provincial.

En 2017, le gouvernement de la Saskatchewan a classé le cimetière, qui était une propriété privée, site patrimonial.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le terrain du cimetière de l’École industrielle autochtone de Regina a été officiellement transféré, mardi, à une association autochtone qui se consacre à sa protection et à sa préservation.

Des représentants du gouvernement fédéral, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), de la Ville de Regina et de l’Association commémorative de l’école ont pris part à une cérémonie pour effectuer le transfert.

« Cet événement important constitue la première étape vers la réconciliation », affirme la présidente de l’Association commémorative de l'école, Sarah Longman.

Selon le gouvernement provincial, environ 35 enfants autochtones et métis de la Saskatchewan, de l’Alberta et du Manitoba sont enterrés dans le cimetière.

La cause de la mort de ces enfants, qui fréquentaient l’école, est incertaine.

« On entend parler de maladies propagées dans les bâtiments. On entend parler de surpeuplement, de malnutrition. Il est également question d’abus. Je pense que c’est une combinaison de tout cela », déclare Sarah Longman.

De 1891 à 1910, environ 500 jeunes Autochtones de 3 à 20 ans ont fréquenté l’école dirigée par l’Église presbytérienne du Canada.

Après la fermeture de l’école, le bâtiment est devenu une prison avant d’être converti en centre de détention pour jeunes garçons en 1919.

Le bâtiment a été détruit par un incendie en 1948.

En 2017, le gouvernement de la Saskatchewan a classé le cimetière, qui était une propriété privée, site patrimonial. 

Le ministre fédéral de la Sécurité publique et de la Protection civile, Ralph Goodale, estime que c’était important d’aller encore plus loin.

« Le cimetière a été reconnu site patrimonial par le provincial, il a été reconnu site patrimonial par le municipal, mais cela ne remplace pas le droit de propriété et la capacité de prendre des décisions par rapport au terrain », affirme-t-il.

La GRC détenait un terrain adjacent à celui du cimetière. Elle a réalisé un échange avec le propriétaire du terrain du cimetière, ce qui a ouvert la voie à son transfert aux Premières Nations.

« Être en mesure de faire cet échange et de redonner le cimetière à leur juste propriétaire, c’est une belle journée », déclare la commissaire de la GRC, Brenda Lucki.

Après avoir obtenu le droit de propriété du terrain, l’Association commémorative de l’école souhaite maintenant ériger un monument à la mémoire des enfants. Elle souhaite aussi que le gouvernement fédéral déclare le site patrimoine national.

Avec les informations de Karel Houde-Hebert et de CBC News

Saskatchewan

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