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Le survivant d’un écrasement d’hydravion se confie

Martin Paradis profite du temps avec ses proches depuis son accident d'hydravion.

Photo : Radio-Canada

Catherine Paradis

Martin Paradis n’a jamais été aussi content de marcher qu’en sortant indemne de son hydravion accidenté au lac Kénogami dimanche.

Je me souviens du freinage, ça freine sec. C’est une belle sensation de sortir pis de voir qu’on marche.

Martin Paradis, pilote de brousse

Le retraité de 64 ans a piqué en pleine forêt après avoir perdu la maîtrise de son appareil.

Aussitôt décollé, l’avion s’est mis à pencher ce qui est normal, mais quand j’ai voulu ramener l’avion je me suis aperçu que les ailerons qui servent à maintenir l’avion droit étaient bloqués, donc je n’avais pas de contrôle. À ce moment-là, c’est assez rapide, l’avion est parti en vrille et j’ai planté dans le bois, a raconté Martin Paradis.

Un petit avion s'est écrasé dans le bois.

L'écrasement a eu lieu près du chemin des Cerfs.

Photo : avec l'autorisation du sergent Dominic Simard du Service de police de Saguenay

M. Paradis avait exceptionnellement stationné son hydravion chez son fils sur le lac Kénogami, plutôt que sur la rivière Chicoutimi en raison du Spectacle aérien international de Bagotville.

Il était déjà moins à l’aise de décoller à cet endroit.

Il ignore comment le problème mécanique est survenu sur cet appareil qu’il a lui-même construit.

J’ai environ 500 heures comme pilote privé et c’est mon deuxième avion. Celui-ci volait depuis cinq ans, il s’apparente à un Murphy Rebel avec des flotteurs. C’est un hydravion de brousse deux places avec la même grosseur de moteur qu’un Cesna 172, explique-t-il.

Martin Paradis avec sa petite-fille à l'arrière de sa résidence.

Martin Paradis peut continuer à passer du temps avec ses petits-enfants.

Photo : Radio-Canada

Il s’en sort avec quelques ecchymoses, mais un mauvais film rejoue dans sa tête sans arrêt.

C’est difficile de changer nos pensées. Ce film-là m’empêchait de dormir hier [lundi]. Mais ce matin [mardi], je suis allé mettre de l’essence et j’ai acheté un billet de loterie !, rigole-t-il finalement.

Il assure qu’il sort de son aventure sans avoir peur de monter dans un autre avion, s’il en avait un puisque le sien est une perte totale.

Les restes de l'avion de Martin Paradis après avoir été remorqué.

Martin Paradis avait mis 15 ans à construire cet avion.

Photo : Radio-Canada

D'après l'entrevue de Catherine Gignac

Saguenay–Lac-St-Jean

Accidents et catastrophes