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chronique

5 vedettes à (re)voir et 5 artistes à découvrir au 40e Festival de jazz de Montréal

Un homme joue de la guitare électrique.

L'album Windows in the Sky d'Alex Henry Foster est le disque en format numérique le plus vendu au Québec en 2018.

Photo : Facebook : Alex Henry Foster

Philippe Rezzonico

Le Festival international de jazz de Montréal (FIJM) célèbre cette année son quarantième anniversaire. Encore une fois, l’offre musicale s’avère copieuse et pour l’occasion, on vous suggère une dizaine de concerts jazz : cinq par des super vedettes, acclamées dans certains cas depuis des décennies sur tous les continents, et cinq autres par des artistes pas moins talentueux que l’on gagne à découvrir.

Si, comme sa musique, la définition du jazz a évolué depuis quatre décennies, il n’en demeure pas moins que c’est au sein de l’événement créé par Alain Simard et André Ménard que l’on peut entendre annuellement les plus grands représentants du genre.

Les super vedettes

Richard Galliano, Théâtre Maisonneuve (26 juin, 20 h)

C’est bien connu, le FIJM a l’habitude de nous présenter des avant-premières qui seraient la pièce maîtresse de la programmation annuelle pour bien d’autres festivals.

Légendaire ambassadeur de l’accordéon, le Français Richard Galliano vient nous offrir un doublé rarissime : un duo avec le non moins légendaire contrebassiste Ron Carter du quintette des années 1960 de Miles Davis – concert voulu et espéré par André Ménard depuis des lustres – et une collaboration avec le Quatuor Molinari mettant en vedette la musique du regretté Michel Legrand. Ça va être bon.

Vijay Iyer et Craig Taborn, Gesù (27 juin, 18 h)

Chaque passage du pianiste Vijay Iyer au Festival depuis des années mène à son lot de superlatifs. Le pianiste américain aux racines indiennes revient cette fois avec son compatriote et collègue pianiste Craig Taborn afin de présenter leur œuvre commune The Transitory Poems lors de la célébration du cinquantième anniversaire de l’étiquette de disques de jazz ECM. On pourrait manquer de vocabulaire.

Brad Mehldau, Maison symphonique (27 juin, 19 h)

Depuis plus de deux décennies, le pianiste Brad Mehldau est un habitué du Festival et, chaque fois, il épate et éblouit la foule, en solo ou au sein de diverses formations. Cet été, l’Américain a mis sur pied un quintette formé de Joel Frahm (saxophone), Ambrose Akinmusire (trompette), Joe Sanders (contrebasse) et Leon Parker (batterie). Il y a de quoi saliver.

Ravi Coltrane/Antonio Sanchez, Théâtre Maisonneuve (30 juin, 20 h)

Il y a deux ans, je me suis offert un rare plaisir : voir l’un de mes favoris, Ravi Coltrane, jouer en trio (avec Esperanza Spalding et Terri Lyne Carrington) au Village Vanguard, assis à huit pieds de lui devant l’affiche de son père John qui orne les murs du mythique club de New York. Le saxophoniste revient cette année en quartette. Le programme double met aussi en vedette le batteur mexicain Antonio Sanchez qui propose les compositions de Lines in the Sand, un disque qui explore les injustices des immigrants refoulés aux frontières par les politiques américaines. Ne me cherchez pas ailleurs ce soir-là.

Joshua Redman, Théâtre Maisonneuve (2 juillet, 20 h)

Joshua Redman nous a renversés il y a deux ans en présentant son disque Still Dreaming, hommage inspiré du quartette Old and New Dreams. Le saxophoniste revient en quartette cette année avec Aaron Goldberg (piano), Reuben Rogers (contrebasse) et Gregory Hutchinson (batterie) – avec lesquels il avait enregistré Passage of Time, en 2001 – pour présenter Come What May, nouvel album de Redman. On a hâte.

À découvrir

Thomas de Pourquery, Scène Loto-Québec (28 juin, 17 h)

Professionnel depuis le début des années 2000, le saxophoniste français a vu son travail récompensé avec un trophée Victoire du jazz en 2014 (album jazz instrumental de l’année) avant d’obtenir la consécration avec le Victoire d’artiste jazz de l’année en 2017. C'est une excellente occasion d’apprécier l’homme et son Supersonic lors du volet extérieur du FIJM présenté à Verdun. Ça va déménager.

Yaron Herman, Scène Loto-Québec (29 juin, 17 h)

À son prochain passage, nul doute qu’il faudra débourser quelques dollars pour apprécier en salle le talent du pianiste franco-israélien Yaron Herman. Mais cette année, vous aurez l’occasion de l’applaudir gratuitement, en trio, sur une scène extérieure. Sont gâtés, les gens de Verdun…

Hichem Khalfa, Cinquième Salle (30 juin, 19 h)

Roy Hargrove est décédé le 2 novembre 2018 à l’âge de 49 ans. Le trompettiste franco-montréalais Hichem Khalfa, âgé dans la vingtaine, lui rend hommage en recréant The RH Factor, l’une des œuvres les plus emblématiques de Hargrove. Appelons ça le passage des générations.

Alex Henry Foster, Club Soda (5 juillet, 21 h)

Pas une fois depuis le début de l’année ai-je quitté l’une ou l’autre des salles de la Place des Arts ou le MTelus sans me faire remettre en main le petit tract visant à promouvoir le concert d’Alex Henry Foster à venir durant le FIJM. Son album Windows in the Sky est le disque en format numérique le plus vendu au Québec en 2018, devant Délivrance, d’Éric Lapointe, et A Star is Born, de Lady Gaga et Bradley Cooper. Grosse foule anticipée.

Kris Davis, Gesù (6 juillet, 22 h 30)

Il y a deux ans, la Canadienne Kris Davis a été qualifiée de pianiste la plus prometteuse par le magazine Downbeat, qui, franchement, était un peu en retard. La trentenaire a déjà une impressionnante feuille de route derrière elle… et 10 albums. Pourtant, elle est bien moins connue que sa compatriote Diana Krall qui, elle aussi, est originaire de la Colombie-Britannique. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec l’audacieuse musicienne.

Quoi qu’il en soit, cela risque d’être une autre année où on n'aura pas le temps de tout voir. Ce qui indique sans l’ombre d’un doute que le FIJM va célébrer bien d’autres anniversaires dans les décennies à venir après le départ à la retraite cette année des fondateurs Simard et Ménard.

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