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« Le besoin vital » du peintre Jean-Yves Guindon honoré

La députée de Hull, Maryse Gaudreau, aux côtés de Jean-Yves Guidon.

Jean-Yves Guindon a reçu la médaille de l'Assemblée nationale du Québec la semaine dernière à l'hôtel DoubleTree by Hilton du secteur d'Aylmer.

Photo : Roch Givogue

Marie-Ève DuSablon

L’aquarelliste de la Petite-Nation Jean Yves Guindon a obtenu pour ses 35 ans de carrière l'un des plus beaux cadeaux qu'il n'ait jamais reçus : la médaille de l’Assemblée nationale du Québec.

Ce prix lui a été remis devant une foule de 225 personnes, la semaine dernière. Cette médaille souligne son parcours artistique et son engagement communautaire.

Derrière les distinctions et la popularité des œuvres de M. Guindon se cache une urgence de créer. Depuis plus de trois décennies, l'artiste originaire de Buckingham a peint près de 4000 tableaux illustrant sous toutes ses couleurs la région de l’Outaouais.

C'est un nid qu’il n’a jamais quitté. La Petite-Nation, c’est chez lui. Ce sont les paysages qui l’inspirent.

Je n’avais jamais pensé que je pouvais l’avoir [la médaille]. Par contre, j’y avais déjà rêvé. J’avais déjà eu des honneurs du fédéral. Un député du Bloc québécois avait fait une allocution et m’avait remis une médaille, il y a 10 ans, confie-t-il avec le sourire dans la voix.

J’avais toujours rêvé d’avoir une certaine reconnaissance du Québec, mais j’y croyais plus ou moins. J’ai plutôt une carrière régionale.

Jean-Yves Guindon, artiste

Son rêve de jeunesse devenu réalité

Dès qu’il a commencé à dessiner, vers l'âge de 6 ans, Jean-Yves Guindon a su qu’un jour il deviendrait peintre. Jeune adulte, il n’a toutefois pas suivi sa vocation, afin d'assurer une certaine stabilité financière à sa famille.

Il s’est tourné vers des métiers plus conventionnels, comme celui de directeur de l'aéroport de Gatineau — des métiers qu’il a exercés pendant 10 ans et qu’il n’a jamais aimés.

Bien au fait de son désir criant de peindre, sa conjointe et lui ont ouvert en 1984 leur première galerie d’art dans la région, réalisant ainsi son rêve de jeunesse.

C'était un pari risqué, étant donné que M. Guindon est un autodidacte. Il n’a suivi qu’une formation de 12 heures en aquarelle avec Zoltran Szabo. Si M. Guindon a choisi ce médium, c'est avant tout pour sa luminosité.

On peint pour soi d’abord. Si je ne peignais pas dans la vie, je ne serais pas ici. J’ai eu de grandes crises existentielles à savoir pourquoi j’existe.

Jean-Yves Guindon, artiste

Et 35 ans plus tard, c’est toujours le cas. Malgré les médailles et l’argent, peindre demeure un besoin vital. Tous les matins, il se retrouve devant ses toiles, dans son studio, avec l’angoisse de peindre un autre tableau qui saura plaire.

Son secret : savoir se vendre

Jean-Yves Guidon est debout au milieu de plusieurs tableaux.

Jean-Yves Guidon lors du Symposium Gatineau en Couleurs, à l'Hôtel DoubleTree.

Photo : Ronald Thibault

Si Jean-Yves Guindon a su rester gravé dans la mémoire des gens et rencontré un certain succès, cela repose en grande partie, selon lui, dans la manière de promouvoir son matériel, que ce soit par les médias ou en personne.

C’est 50 % de mon travail, le marketing!

Jean-Yves Guindon, artiste

Ses expériences comme directeur de l’aéroport de Gatineau et son emploi à la Société d'aménagement de l’Outaouais lui ont appris à se vendre.

Le travail est dans le studio, mais, après, il y a un travail de marketing à faire. Il faut échanger avec les gens. [...] Je fais des expositions champêtres chez moi. Ça fait 35 ans. Il faut faire des invitations, des cartons, des conférences, raconte-t-il.

Ses expositions, il prend le soin de les préparer pendant un an. Elles peuvent rassembler jusqu'à 1200 personnes.

Ottawa-Gatineau

Arts visuels