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La piscine Norwood est irrémédiablement condamnée, dit la Ville

Un collage de deux images d'une piscine bleue en très mauvais état.

Mathieu Allard explique que le site de l’actuelle piscine n’est plus viable : c’est comme un trou dans un trou, dit-il.

Photo : Mathieu Allard/Facebook

Gavin Boutroy

Le conseiller municipal de Saint-Boniface, Mathieu Allard, affirme que la dégradation de la piscine de Norwood est tellement avancée qu’il serait insensé de préserver le bâtiment. Il ajoute qu'il n’y a plus d’argent sur la table pour aménager d’autres sortes d'installations sur le site de la piscine.

La piscine est fondamentalement brisée, déclare Mathieu Allard dans une publication Facebook, à la suite d’une manifestation en soutien à la piscine, lundi, qui a attiré plus d'une soixantaine de manifestants. La démolition est prévue pour la fin du mois de juin.

Le niveau d’eau souterraine a augmenté au fil des ans. La nappe phréatique se trouve maintenant à un niveau plus élevé que le fond de la piscine, ce qui risque de contaminer l'eau de la piscine, selon l'administration municipale.

M. Allard dit qu'il essaie de faire comprendre au groupe Sauvons la piscine Norwood que le site de l’actuelle installation n’est plus viable : C’est comme un trou dans un trou.

Du béton de piscine bleu fissuré avec des traces où l'eau a coulé et de l'eau stagnante au fond du bassin.

De l'eau souterraine qui s'est infiltrée dans la piscine de Norwood­. La partie supérieure des traces sombres révèle les points d'infiltration de l'eau souterraine. Mathieu Allard dit que cela montre le niveau montant de la nappe phréatique, la raison de la dégradation de la piscine.

Photo : Mathieu Allard/Facebook

Un combat impossible

Même si on avait les 4 à 6 millions de dollars qui seraient nécessaires pour bâtir une nouvelle piscine [...] ce site-ci n’est pas viable pour une nouvelle piscine, résume le conseiller municipal.

Outre les préoccupations concernant l’emplacement, M. Allard juge que la construction d’une nouvelle piscine à Saint-Boniface est un combat déjà perdu. Il soutient que Saint-Boniface est l’un des quartiers ayant la meilleure infrastructure aquatique de la ville : deux des neuf piscines extérieures de Winnipeg s’y trouvent, et deux autres sont à proximité, dans le quartier de Saint-Vital.

Du béton de piscine bleu qui s'émiette.

Cette portion de la piscine Norwood a été réparée l'année dernière et elle est déjà en train de se désintégrer.

Photo : Mathieu Allard/Facebook

Si les députés qui représentent le quartier au niveau provincial et au fédéral ont déclaré leur soutien au report de la démolition de la piscine, M. Allard souligne que ni Dougald Lamont ni Daniel Vandal n’ont offert du financement concret. [Ils offrent] seulement des mots, dit-il.

Il ajoute que le report d’un an de la démolition coûterait de 25 000 $ à 35 000 $ supplémentaires à la Ville.

Pas d'argent pour de nouvelles installations

Mathieu Allard s'était adressé à la communauté pour proposer de remplacer la piscine par des jeux d’eau, des tables de pique-nique, une structure de jeux et un terrain de volleyball de plage au coût d’environ 1,3 million de dollars.

Une main tenant des bouts de béton qui s'émiettent.

Une poignée de béton désintégré de la piscine Norwood.

Photo : Mathieu Allard/Facebook

Cette proposition était appuyée par les fonctionnaires municipaux. Cependant, les résidents se sont opposés à ce projet lors de consultations, voulant avant tout préserve la piscine.

Ainsi, la recommandation de remplacer la piscine par d’autres installations a été mise de côté, ce que Sauvons la piscine Norwood perçoit maintenant comme une « punition ».

Maintenant, lorsqu’elle sera démolie à la fin du mois de juin, il n’y a aucun plan pour remplacer la piscine avec quoi que ce soit, affirme Mathieu Allard.

Pour sa part, le groupe Sauvons la piscine Norwood estime que la Ville limite ses options pour le site de la piscine en démolissant l'installation actuelle. Si on la démolit, ils [les élus municipaux] ne nous laissent plus rien pour travailler avec, déclarait lundi la porte-parole du groupe, Sylvie Schmitt.

Radio-Canada a contacté le comité mardi, mais n'a pas encore eu de réponse.

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