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La réponse inefficace du corps au cancer mieux comprise

Représentation artistique d'une tumeur cancéreuse.

Représentation artistique d'une tumeur cancéreuse.

Photo : iStock

Radio-Canada

Pas moins de 28 gènes caractérisent la réponse inadéquate du système immunitaire face à la présence de cellules cancéreuses, ont découvert des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM). Explications.

Le système immunitaire humain est programmé pour détruire les cellules cancéreuses, mais parfois il ne suffit pas à la tâche et ne réussit pas à freiner leur progression.

Trop peu trop tard, cette réaction trop faible ou trop lente permet au cancer de prendre le dessus.

Repères

  • Le système immunitaire défend le corps contre les infections et les maladies;
  • Il est constitué de cellules et d’organes qui travaillent ensemble pour détecter et détruire des micro-organismes qui causent les infections telles que les bactéries, virus, champignons et parasites, ou les cellules malsaines, comme les cellules cancéreuses;
  • Lorsque le système immunitaire déclenche une action pour défendre l’organisme contre des corps étrangers, on parle de réaction immunitaire.

Un système débordé

Pour arriver à identifier ces 28 gènes caractérisant la signature génétique de la réponse immunitaire inefficace, le chercheur Réjean Lapointe et ses collègues du CRCHUM ont étudié la programmation génétique de cellules immunitaires prélevées sur les tumeurs de cancer du rein et dans le sang de patients chez qui le cancer progressait, en la comparant à celle de personnes saines.

Cette signature pourrait nous aider à prédire quels patients vont aller moins bien.

Réjean Lapointe, chercheur et responsable de l’axe Cancer au CRCHUM

Selon les chercheurs, ces mêmes gènes se retrouvent chez des personnes qui sont frappées d’autres cancers que celui du rein ou atteintes par des infections bactériennes et virales comme le VIH/sida.

Les résultats de l'équipe montréalaise, obtenus grâce à des banques d’échantillons et à des outils bio-informatiques puissants, ont été confirmés sur près de 11 500 patients.

Le saviez-vous?

  • Près de la moitié des Canadiens développeront un cancer au cours de leur vie et environ un quart en mourront;
  • pas moins de 210 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués et quelque 80 800 personnes en meurent chaque année.

Un outil utile

En outre, sur les 28 gènes identifiés parmi les 20 000 gènes codants dans le corps humain, les scientifiques ont découvert que l’expression de trois gènes particuliers pourrait même donner une idée des chances de survie d’une personne.

Ces nouvelles connaissances pourraient permettre d’identifier les mécanismes qui pourront être « débloqués » afin de stimuler le système immunitaire et ainsi éliminer les cellules cancéreuses.

Le détail de ces travaux est publié dans The Journal of Clinical Investigation (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Cancer

Science