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Masai Ujiri reste avec les Raptors et veut convaincre Kawhi Leonard de faire de même

Masai Ujiri, président des Raptors, répond aux questions des journalistes.

Masai Ujiri assure que les Raptors respecteront la décision de Kawhi Leonard, quelle qu'elle soit.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Kawhi Leonard sera-t-il de retour à Toronto lors de la prochaine saison, après avoir gagné un championnat avec les Raptors? Le président des Raptors mise sur le « lien de confiance » que l'équipe a bâti avec lui durant l'année.

En conférence de presse de fin de saison, Masai Ujiri a précisé qu'il avait eu des discussions « positives » avec le joueur étoile, sans en dévoiler la teneur.

Il s'attend à ce qu'une date soit fixée pour une rencontre avec le clan Leonard après le 30 juin, lorsque ce dernier sera officiellement un joueur autonome.

Je pense que d'avoir gagné un championnat, d'avoir vu qui nous sommes, d'avoir travaillé avec son équipe médicale [pour sa remise en forme], on a tissé un lien de confiance.

Masai Ujiri, président des Raptors

Il vante le calme du joueur étoile, qui a inspiré l'équipe durant les séries éliminatoires.

Nous étions en retard 0-2 dans la série contre les Bucks de Milwaukee, et le groupe était imperturbable, dit-il. C’est là que j’ai senti qu’on tenait quelque chose de spécial.

Cela dit, M. Ujiri affirme qu'il respectera la décision de Leonard, qu'il choisisse de rester à Toronto ou qu'il opte pour un retour à Los Angeles, sa région natale, et les Clippers.

Kawhi est sa propre personne. Je suis très reconnaissant pour cette année. Mais nous nous devions de rester nous-mêmes. Nous avons bâti un respect mutuel. Nous respecterons sa décision, a dit Ujiri.

Son objectif est de « ramener » Leonard lors de la prochaine saison, mais aussi le noyau de joueurs autour de lui, qui ont permis aux Raptors de remporter leur premier championnat en 24 ans d'histoire.

Marc Gasol et Danny Green seront eux aussi joueurs autonomes à la fin du mois.

Ujiri souligne également la progression d'un autre membre de l'alignement de départ, Pascal Siakam, au cours des trois dernières années, grâce à son travail acharné pour devenir « le meilleur ».

Il rappelle que les exploits du joueur d'origine camerounaise inspirent toute une génération en Afrique. Ça montre à la jeunesse en Afrique : vous pouvez réussir, lance-t-il.

Vous m'excuserez, mais Giannis [Antetokounmpo, nommé joueur par excellence] n’est pas grec, il est nigérian [Antetokounmpo est né en Grèce d’immigrants nigérians]. Je suis très fier de tous ceux qui sont venus du continent africain et qui ont abouti ici, moi compris.

Au risque de se faire imposer une amende, Ujiri a même assuré que les Raptors joueront un jour sur ce continent.Je suis persuadé qu’un jour nous allons jouer un match en Afrique. Adam [Silver, commissaire de la NBA] va m’en vouloir pour ce que je dis… Rien n’est prévu encore, mais c’est certain que ça va se produire, et vous pouvez être certains que les Raptors vont être l’une des deux équipes.

D'autres championnats

Masai Ujiri ouvre une bouteille de champagne et arrose les joueurs des Raptors après leur victoire en finale.

Masai Ujiri a la ferme intention de remporter d'autres titres avec les Raptors.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Une chose est sûre pour Ujiri, la conquête du titre de la NBA ce printemps n’était que le début.

Quand je suis arrivé à Toronto, j'ai dit – et je le croyais fermement – qu'on gagnerait ici. Et nous allons gagner encore. J'ai la même conviction. Nous avons une identité maintenant. On ne pourra jamais nous enlever ce championnat.

Masai Ujiri, président des Raptors de Toronto

Face aux rumeurs qui l'envoyaient à Washington avec les Wizards, Ujiri rétorque qu'il compte rester à la tête des Raptors pendant encore plusieurs années. J'adore ça ici, ma femme aussi, dit-il. Mes enfants sont canadiens. Et je veux gagner d'autres championnats.

Il a même promis que les Maple Leafs auraient eux aussi leur chance de célébrer un championnat bientôt. Le sport, c'est cyclique. Le Toronto FC a remporté son titre il n'y a pas si longtemps. Cette année, c'était nous. Tout vient à point qui sait attendre.

Même un titre pour les Leafs ne pourrait ralentir la montée en popularité du basketball au Canada, selon le président des Raptors. Vous savez quoi? Shanny [Brendan Shanahan, président des Maple Leafs] et Kyle [Dubas, directeur général] sont mes potes, mais… j’y crois sincèrement. Cela dit, je crois qu’il y a de la place pour tous les sports.

Il y a quelque chose de spécial avec cette équipe. Que vous veniez de Philadelphie, d’Espagne, de Douala au Cameroun, peu importe. Bobby Webster [directeur général des Raptors] vient d’Hawaï. Jeremy Lin est de Taïwan. Nous sommes fiers de cette diversité. Ça ressemble à Toronto. C’est ce que Barack Obama m’a dit quand il est venu nous voir, il a remarqué que tout le monde était différent.

Masai Ujiri, au sujet de la diversité des Raptors de Toronto

Au revoir, DeMar

C’était aussi l’occasion pour Ujiri de revenir sur la décision d’envoyer DeMar DeRozan aux Spurs de San Antonio en retour de Kawhi Leonard.

Originaire de Californie, DeRozan était devenu torontois de coeur. J’ai fait les 400 pas pendant deux heures, dans un hôtel au Kenya, pour trouver le courage d'appeler DeRozan après la transaction, a raconté Ujiri.

Les pots cassés sont maintenant réparés, à l’entendre. Quand les Spurs sont venus à Toronto, DeMar est rentré dans le vestiaire et m’a fait une accolade, il m’a demandé comment se portait ma famille.

Dans une entrevue pendant la finale, DeRozan a reconnu qu’il appuyait ses anciens coéquipiers. J’étais l’agneau sacrificiel, avait-il dit au micro de Bleacher Report. Regardez tout ce travail que nous avions accompli les années précédentes. Sans ça, le championnat n’aurait pas été possible.

Altercation à Oakland

Ujiri n'a pas voulu faire de commentaires sur les allégations selon lesquelles il aurait bousculé et frappé un policier au visage, après la victoire des Raptors contre les Warriors à l'Oracle Arena d'Oakland, plus tôt ce mois-ci.

La dispute serait survenue alors que le policier aurait tenté de bloquer le passage au président des Raptors, sous prétexte qu'il n'avait pas une accréditation appropriée. Ujiri voulait se rendre sur le terrain pour célébrer la victoire avec les joueurs de son équipe.

Je vais laisser l'enquête suivre son cours avant de commenter, dit-il. Je respecte les autorités.

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