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Les municipalités veulent limiter les hausses de salaire des pompiers et des policiers

Des pompiers à côté de leur camion.

Toutes les municipalités du Nouveau-Brunswick souhaiteraient limiter les hausses de salaire de leurs pompiers.

Photo : Radio-Canada

Michel Corriveau

Les municipalités du Nouveau-Brunswick veulent trouver un moyen de réduire les augmentations salariales des pompiers et des policiers, qui ont connu de fortes hausses ces dernières années. Elles demandent au gouvernement provincial d'intervenir.

Les municipalités demandent depuis des années des changements à la Loi sur les relations industrielles afin de limiter les hausses de salaire des pompiers et des policiers.

L'Association des cités du Nouveau-Brunswick souhaite, par exemple, que les arbitres tiennent compte de l'état des finances des villes lorsqu'ils déterminent des hausses. On veut [...] une reconnaissance de la capacité fiscale de notre municipalité et de notre province, dit le président de l’Association des cités du Nouveau-Brunswick et maire de Miramichi, Adam Lordon.

Ces démarches se font de concert avec l'Union des municipalités du Nouveau-Brunswick ainsi qu'avec l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick.

Le maire Lordon répond aux questions du journaliste.

Le maire de Miramichi et président de l'Association des cités du Nouveau-Brunswick, Adam Lordon

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Les pompiers et les policiers n'ont pas le droit de grève au Nouveau-Brunswick. Lorsqu'un différend survient, c'est un arbitre qui détermine des hausses de salaire et autres détails de la convention collective.

À titre d'exemple, de 2008 à 2019, le salaire des pompiers de Moncton aura augmenté de 50 % au total. Il s'agit d'une augmentation beaucoup plus élevée que celle obtenue par la grande majorité des employés syndiqués du secteur public au Nouveau-Brunswick.

Je pense que c'est un problème pour toutes les municipalités qui ont des policiers et des pompiers, souligne Adam Lordon. L'Association des cités a déjà rencontré les pompiers et les policiers pour discuter de cette question.

Le Comité des employés municipaux du Nouveau-Brunswick, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique, représente des pompiers dans certaines villes comme Edmundston. Il refuse de revoir la façon dont fonctionne l'arbitrage exécutoire.

Nous ne croyons vraiment pas que le système est brisé, et nous pensons qu'il devrait continuer comme il est maintenant, dit Kevin Smallwood, président du Comité des employés municipaux du Nouveau-Brunswick.

Kevin Smallwood parle au journaliste dans le hall d'un hôtel de Fredericton.

Kevin Smallwood, président du Comité des employés municipaux du Nouveau-Brunswick (SCFP)

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Selon lui, les hausses de salaire consenties aux pompiers auraient été les mêmes s'il y avait eu des négociations. Il souligne que les dernières hausses à Moncton ont été accordées sans avoir recours au processus d'arbitrage exécutoire.

L'Association des cités a déjà abordé la question avec le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, mais elle compte maintenant entreprendre des discussions formelles. Une réunion est d’ailleurs prévue la semaine prochaine avec des représentants du gouvernement provincial.

Le maire Lordon déplore le refus du syndicat d'envisager des changements au processus d'arbitrage.Ce n'est pas une manière collaborative de faire, mais il y a encore du temps peut-être pour avoir des conversations, dit-il.

Pour sa part, le ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Trevor Holder, dit que le gouvernement souhaite étudier les informations fournies par les villes et les syndicats avant d'envisager des changements législatifs.

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