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Arsenic : le Syndicat de la fonction publique dénonce le « laxisme » des autorités

L'affiche à l'entrée de la Fonderie Horne indique «une compagnie Glencore».

La Fonderie Horne est un des principaux partenaires du Festival des guitares du monde.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Thomas Deshaies

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) demande à ce que la Fonderie Horne de Glencore se conforme à la norme provinciale concernant l'émission d'arsenic dans l'air.

Pour la présidente régionale du syndicat, Nathalie Garvin, cette prise de parole est nécessaire pour mettre davantage de pression sur les décideurs. Je crois qu'il est nécessaire de mettre un peu plus de pression. Il semble y avoir un certain laxisme ou des passe-droits [à la fonderie], a-t-elle déclaré.

Rappelons que la Fonderie Horne peut actuellement émettre jusqu'à 67 fois plus d'arsenic que ce qui est autorisé dans le Règlement provincial sur l'assainissement de l'atmosphère.

Une situation jugée inacceptable par le SFPQ, qui représente notamment des travailleurs du ministère de l'Environnement. On exige du citoyen qu'il respecte toutes les normes environnementales en vigueur, qu'il récupère, qu'il recycle. Je ne vois pas pourquoi on continuerait de lui [Fonderie Horne] permettre de ne pas respecter les normes, tranche Mme Garvin.

Ce qui est bon pour le simple citoyen est bon pour les entreprises.

Nathalie Garvin, présidente du SFPQ-AT

Le syndicat demande à ce que le ministre de l'Environnement prenne position dans ce dossier. Il faut s'adresser au monde politique pour que le gouvernement prenne position et fasse pression sur la direction du ministère de l'Environnement pour qu'il exige que la fonderie respecte les règles environnementales en vigueur, conclut-elle.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique