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Une députée expulsée du caucus progressiste-conservateur en N.-É.

Alana Paon en entrevue télévisée.

Alana Paon, la députée de Cap-Breton-Richmond expulsée du caucus conservateur.

Photo : CBC

Radio-Canada

Un désaccord au sujet de l’accessibilité à son bureau de circonscription a mené à l’expulsion de la députée Alana Paon du caucus progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse.

Plus tôt ce mois-ci, le président de l’Assemblée législative avait écrit à la députée pour lui ordonner d’asphalter, au moins partiellement, le chemin qui mène à son bureau de circonscription, à St. Peter's, au Cap-Breton, pour le rendre accessible aux personnes handicapées.

Tout en s’y engageant, elle avait fait certains commentaires laissant supposer qu'elle ne voyait pas la nécessité de réaliser ces travaux. Elle est la seule députée à l’Assemblée législative dont le bureau de circonscription ne répond pas entièrement aux normes d’accessibilité.

On n’a reçu absolument aucune plainte, s’était-elle défendue Il y a un pourcentage élevé de personnes âgées dans ma circonscription et mon frère est paraplégique; je suis donc très sensibilisée par rapport à cet enjeu.

La semaine dernière, elle s'était opposée fermement à l’utilisation de fonds provenant de son budget de députée pour réaliser des travaux à un bureau qu’elle ne faisait que louer.

Le bureau de circonscription d'Alana Paon.

Le chemin qui mènent au stationnement du bureau de circonscription d'Alana Paon et son stationnement ne sont pas asphaltés, ce qui contrevient aux règles sur l'accessibilité adoptées par l'Assemblée législative en 2013.

Photo : Google Maps

L'objection de trop

C’est la goutte qui a fait déborder le vase, selon son chef, Tim Houston.

Ses commentaires qui faisaient allusion à du harcèlement de la part de membres du comité [de l’Assemblée législative] ou qui laissaient entendre que des gens du bureau du président de la Chambre étaient déraisonnables sont ceux qui m’ont le plus dérangé, a-t-il déclaré lundi.

Tim Houston le 13 décembre 2018 devant deux drapeaux de la Nouvelle-Écosse.

L'affaire du stationnement non accessible est la goutte qui a fait déborder le vase, selon le chef progressiste-conservateur Tim Houston.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

Il a aussi affirmé qu’il y avait eu d’autres comportements problématiques de la députée qui avaient joué dans sa décision, par exemple son utilisation des fonds publics pour payer certains frais de logement.

Ses absences de son bureau de circonscription font aussi partie des griefs retenus contre elle : une douzaine de résidents de sa circonscription se sont plaints de ne jamais pouvoir la rencontrer, a révélé M. Houston.

L'Assemblée lui coupe les vivres

Depuis vendredi dernier, le loyer que paie Mme Paon pour son bureau de circonscription n’est plus considéré comme une dépense remboursable par l’Assemblée législative, parce qu’elle n’a pas fait asphalter son entrée dans les délais prévus.

Voyant l’échéance arriver, Mme Paon s’était plainte d’être victime d’intimidation, de la part du comité de l’Assemblée législative et avait menacé de faire appel aux tribunaux.

Lundi, après son expulsion du caucus conservateur, elle s’est dite « choquée et intriguée » dans un message sur les médias sociaux.

Elle a déclaré qu’elle aurait d’autres commentaires à formuler dans les prochains jours, au sujet de son avenir.

Dans l'immédiat, Mme Paon siégera comme indépendante.

Avec les renseignements de Jean Laroche, CBC

Nouvelle-Écosse

Politique provinciale