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Les bénévoles d’Ottawa devront payer pour faire vérifier leurs antécédents judiciaires

Deux personnes sont au comptoir d'une soupe populaire.

Les soupes populaires, comme de nombreux autres organismes communautaires, comptent sur le travail bénévole (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Radio-Canada

Les résidents d’Ottawa qui souhaitent faire du bénévolat auprès d’un organisme devront bientôt payer pour faire vérifier leurs antécédents judiciaires par le Service de police d'Ottawa (SPO). Jusqu’à présent, cette demande était gratuite pour les bénévoles.

La Commission de services policiers d'Ottawa a approuvé ces nouveaux frais lundi soir. Dès le premier septembre, la facture sera donc de 10 $ pour chaque demande de vérification. Les frais augmenteront ensuite à 20 $ à partir du 1er janvier 2020.

Cette hausse permettra de couvrir les frais du programme, a expliqué la Commission. La Ville avait vérifié comment d’autres municipalités procédaient et avait conclu que la plupart d’entre elles exigeaient des frais des bénévoles.

Des frais non budgétés

Le statu quo ne pouvait plus continuer, selon la conseillère du quartier Gloucester-Southgate et présidente de la Commission de services policiers d'Ottawa, Diane Deans.

Nous étions la seule municipalité en Ontario, selon nos recherches, qui ne demandait aucuns frais aux bénévoles explique-t-elle.La police doit faire 90 000 demandes de vérification par année, et ça coûte cher. Cette somme n’est pas incluse dans le budget du service de police.

« Ce n’est pas la solution »

Les organismes communautaires présents à la rencontre lundi soir ont demandé à la Commission de services policiers de ne pas aller de l’avant, craignant que cette mesure décourage les résidents d’Ottawa de s’investir dans le bénévolat.

La directrice générale du Patro d’Ottawa, Johanne Lacombe, prévoit en effet des conséquences directes pour son organisme. Les bénévoles, c’est déjà difficile d’en trouver. Et en plus, leur demander de payer pour venir faire du bénévolat, les gens vont y repenser deux fois, soutient-elle.

Je suis certaine que ça va avoir un impact. On va avoir de moins en moins de bénévoles à cause de ça.

Johanne Lacombe, directrice générale du Patro d’Ottawa

L’imposition de frais n’est donc « pas la solution », selon elle. Et il est hors de question de laisser tomber la vérification des antécédents judiciaires, puisque le Patro offre des services à une clientèle vulnérable.

La Commission a également rejeté la possibilité d’accommoder les résidents qui font du bénévolat pour plusieurs organismes.

Des jeunes jouent sur un terrain de jeu en plein air durant l'été.

De nombreux organismes communautaires embauchent des moniteurs pendant l'été (archives).

Photo : Radio-Canada

Baisse des frais pour les demandes d’emploi

Par ailleurs, les frais de vérification pour les employés baisseront de 90 $ à 65 $. Un coût jugé encore trop élevé, selon Johanne Lacombe, qui embauche beaucoup d’étudiants pour son camp d’été. Payer 90 $ pour pouvoir travailler, c’est quasiment la première paye qui prend tout pour payer ce montant-là, fait-elle valoir.

Le Patro tente autant que possible d’aider ses futurs employés qui ont de la difficulté à couvrir de tels coûts, afin d'en minimiser les conséquences.

Avec les informations de CBC et de Boris Proulx

Ottawa-Gatineau

Politique municipale