•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Réunion houleuse au sujet du méga camping de Shediac

Une salle comble.

Une soixantaine de personnes se sont déplacées pour assister à la consultation publique, lundi soir.

Photo : Radio-Canada / Jessica Savoie

Jessica Savoie

Une salle comble attendait les conseillers municipaux de Shediac, au Nouveau-Brunswick, lors d'une consultation publique au sujet du projet de méga camping près de la communauté de Pointe-du-Chêne.

Des résidents ont encore une fois manifesté fermement leur opposition au projet, lors de la présentation du plan préliminaire qui leur était présenté, lundi soir.

Le promoteur du projet, la paroisse anglicane de Shediac, désire modifier un règlement de zonage qui l'oblige à entamer les travaux avant le 9 septembre 2019.

La paroisse souhaite que cette date soit repoussée de trois ans.

Les résidents de la rue Pointe-du-Chêne s'y opposent, étant donné que la date du début du projet a déjà été prolongée une première fois, en 2016.

Il y a trois ans, vous leur avez donné une allonge de temps de trois ans. Les trois dernières années, on vous a montré qu'on était pas d'accord avec ce projet-là et vous voulez vraiment leur donner [un délai], encore. Je ne comprends pas, s'est exclamé Arthur Melanson.

Une projet revu à la baisse

L'architecte responsable du projet, James Sackville, a ouvert l'audience en présentant un plan de camping très différent de celui soumis à la population lors de consultations tenues en février dernier.

Plusieurs se sont étonnés des changements apportés, par exemple la diminution du nombre de sites de prévus, qui est passé de 550 à 111. Quand le projet avait été présenté pour la première fois, les promoteurs y prévoyaient 700 places de camping.

Mais malgré ces changements, les résidents s’entendent sur une chose : ils s'opposent à la construction de ce camping si près de leurs maisons, peu importe le nombre de sites qu'il offrira.

Des changements qui n'ont pas convaincu

La rencontre, qui devait durer 30 minutes, s'est étendue sur trois heures. Près d'une vingtaine de lettres envoyées par des habitants de la région de Shediac ont été lues. Chaque lecture a été ponctuée d'applaudissements nourris dans la salle.

Des touristes de l'Ontario et de l'Île-du-Prince-Édouard ont même écrit au conseil pour faire part de leur opposition au projet.

Sept résidents ont pris la parole tour à tour, lors de la réunion, pour exprimer leurs inquiétudes.

Un conseil municipal.

Sept personnes se sont levées pour exprimer leurs inquiétudes face au projet, dont Tim Borlase et sa femme, Trudy Brydges.

Photo : Radio-Canada / Jessica Savoie

C'est une des décisions les plus importantes que vous aurez à prendre pour cette ville durant votre mandat. [Assurez-vous] de prendre la bonne décision, a lancé Tim Borlase, sous les applaudissements de la salle.

La réunion s'est parfois déroulée dans la cacophonie, des résidents criant haut et fort leur opposition depuis leur place dans la salle.

C'est ça le rôle que vous avez choisi, en vous faisant élire. C'est votre responsabilité de prendre des bonnes décisions, a lancé Denise Ross aux conseillers.

Le promoteur du projet n'était pas présent pour défendre son projet, à la grande déception des gens qui s'étaient déplacés pour l'occasion.

Le conseiller Gilles Brinne a conclu la discussion en lançant qu'il avait le devoir de représenter les intérêts de tous les résidents de Shediac, pas juste de 6, 15 ou 20 maisons.

Le conseil municipal a voté en première lecture en faveur du prolongement demandé par le promoteur. La question reviendra devant le conseil en juillet.

Nouveau-Brunswick

Politique municipale