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Projet de loi 9 : le plus grand syndicat de l’Alberta poursuit le gouvernement

Un homme entouré de nombreuses personnes répond aux questions des journalistes au sein de l'Assemblée législative.

Le président du syndicat de la fonction publique provinciale, Guy Smith, s'oppose au gouvernement albertain sur le projet de loi 9.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Radio-Canada

Le syndicat des employés de la fonction publique provinciale (AUPE) a déposé un recours contre le gouvernement albertain alléguant que le projet de loi 9 va à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés.

Dans sa déclaration déposée auprès de la Cour du Banc de la Reine de l’Alberta, AUPE demande également une injonction exigeant la reprise des négociations salariales pour ses membres.

Le projet de loi 9, qui a été adopté en troisième lecture la semaine dernière, vise à repousser à l’automne les arbitrages salariaux prévus dans 24 conventions collectives de la fonction publique couvrant 180 000 infirmiers, enseignants et employés provinciaux.  

Le gouvernement souhaite d’abord obtenir les recommandations d’un groupe d’experts présidé par l'ancienne ministre des Finances de la Saskatchewan Janice McKinnon pour réduire les dépenses de la province et la ramener à l’équilibre budgétaire.

AUPE clame que le projet de loi les empêche de négocier de bonne foi comme le prévoit le droit à la liberté d’association.

Le syndicat ajoute que des rencontres de négociations salariales ont été annulées vendredi parce que le représentant légal du gouvernement l'a informé de la proclamation imminente du projet de loi. Celui-ci n'a toutefois pas encore reçu la sanction royale.

« C’est de la négociation de mauvaise foi. C’est scandaleux et une preuve supplémentaire que le gouvernement conservateur uni n’a aucun respect pour les travailleurs ou la loi », écrit le président d’AUPE, Guy Smith, dans un communiqué.

Le gouvernement a 20 jours pour répondre à la poursuite lancée par le syndicat.

Alberta

Relations de travail