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La Saint-Jean-Baptiste : une occasion pour célébrer la francophonie en Saskatchewan

Des adultes et des enfants sont rassemblés dans un gymnase et vaquent à diverses activités.

Les activités de la Saint-Jean-Baptiste de Prince Albert se tenaient à l’École Valois.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Comme un peu partout au Canada, les Fransaskois ont célébré le fait français à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste.

C’était entre autres le cas lundi à Prince Albert. Des jeux pour les jeunes, un match de soccer et un souper sont autant d’activités de la célébration qui s’est tenue à l’École Valois.

« On tente d’établir un lien entre notre passé et notre culture actuelle », explique le président de la Société canadienne-française de Prince Albert, Michel Dubé.

Il indique que cette fête est « une occasion de partager une activité en français » en pensant notamment aux nouveaux arrivants.

Durant la fin de semaine, des Fransaskois de plusieurs autres villes de la province, dont Regina et Saskatoon, ont célébré la Saint-Jean-Baptiste.

Une occasion de célébrer la francophonie

Pour L'historien fransaskois Laurier Gareau cette fête constitue une véritable occasion de célébrer la francophonie dans la province.

Selon lui, la Saint-Jean-Baptiste répond à un besoin important de la communauté fransaskoise.

«On est toujours à la recherche ici en Saskatchewan d’éléments culturels qui vont vraiment nous identifier comme francophones », explique l’historien.

L’auteur fransaskois Laurier Gareau est assis dans son bureau avec une bibliothèque à l’arrière de lui. (archives).

Laurier Gareau souligne que la Saint-Jean-Baptiste est un événement rassembleur pour les Fransaskois. (archives).

Photo : Radio-Canada / Dann McKenzie

Il souligne que la célébration de cette fête est une occasion de « rassembler les gens et de [leur] permettre de s’amuser à différentes occasions dans la langue de Molière ».

Laurier Gareau croit que les écoles fransaskoises ont besoin de mettre l’accent davantage sur des « éléments du passé qui ont aidé à bâtir la culture des francophones ici ».

« Les jeunes [fransaskois] ont vraiment besoin de s’identifier à quelque chose qui est propre à eux », ajoute-t-il.

D’où la nécessité, selon lui, de créer des occasions tout au long de l’année pour célébrer la francophonie.

Une célébration de longue date en Saskatchewan

Laurier Gareau en connaît long sur les racines de cette fête dans la province.

Les indices d’une première célébration de la Saint-Jean-Baptiste en Saskatchewan remontent aux environs de 1885 dans la région de North Battleford, explique l’historien en entrevue à l’émission Point du jour.

Il raconte qu’à la fin du 19e et au début du 20e siècle, des regroupements ont vu le jour au sein des communautés francophones de la province sous le nom de Société Saint-Jean-Baptiste. Ils animaient la vie socioculturelle de ces communautés tout au long de l’année.

Toutefois, l’historien indique que durant son enfance dans les années 1950-1960 la célébration de cette fête avait perdu de son importance.

Il explique que l’une des raisons viendrait du fait que l’immigration francophone venait d’un peu partout de la France, la Belgique, la Suisse, de la Nouvelle-Angleterre, etc.

Il fait remarquer qu’en Saskatchewan c’est le terme Franco-Canadiens qui était utilisé et non Canadiens français. Par la suite, le nom Fransaskois a été adopté dans les années 1970.

Laurier Gareau situe le regain de popularité de la Saint-Jean-Baptiste dans les années 1980 avec la création des écoles fransaskoises et la venue d’enseignants québécois.

Avec les informations de Gabrielle Proulx

Saskatchewan

Francophonie