•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’amphithéâtre Grace Hartman reste déficitaire 10 ans après d'importants travaux

Une foule assemblée à l'amphithéâtre Grace Hartman

Il y a 10 ans que le conseil municipal du Grand Sudbury a voté en faveur de la reconstruction de l'amphithéâtre du parc Bell.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Radio-Canada

10 ans après d'importants travaux de réfection à l’amphithéâtre Grace Hartman au coeur de Sudbury, l'infrastructure demeure peu utilisée et déficitaire.

Actuellement, l’amphithéâtre n’est utilisé qu’environ 45 jours par année.

Alors qu'il génère environ 70 000 $ en revenus pour la Ville, les coûts d’exploitation annuels se situent dans les alentours de 300 000 $.

L'amphithéâtre du parc Bell.

L'amphithéâtre du parc Bell a été construit en 1967 grâce au financement du gouvernement fédéral pour les projets du centenaire, mais n'était plus utilisé en 2009.

Photo : Ville du Grand Sudbury

Une mise sur pied très rapide

Il y a 10 ans, la Ville du Grand Sudbury a reçu 5 millions de dollars des gouvernements provincial et fédéral pour réimaginer l’amphithéâtre en plein cœur du parc Bell. Toutefois, si le projet était à refaire, certains procéderaient de manières très différentes.

Alors que la crise financière mondiale battait son plein en 2009, les divers paliers gouvernementaux ont offert du financement d’infrastructure afin d’atténuer le choc.

Seuls les projets prêts à démarrer étaient admissibles.

Pour le meilleur ou pour le pire, le projet a été, en partie, précipité, raconte l’ancien conseiller municipal du Grand Sudbury, Jacques Barbeau.

L’amphithéâtre Grace Hartman.

L’amphithéâtre Grace Hartman, au parc Bell, accueille de nombreux concerts chaque année.

Photo : Ville du Grand Sudbury

M. Barbeau affirme qu’il est fier d’avoir participé à la conception de l’amphithéâtre.

Il maintient cependant que certains aspects auraient pu être mieux réalisés.

Tout s’est mis en place très rapidement dès que le financement a été libéré, se rappelle le directeur du festival Boréal, Paul Loewenberg.

M. Loewenberg dit qu’il aurait aimé que l’on accorde plus d’attention à l’esthétique du lieu, afin que la scène s’harmonise mieux avec l’environnement naturel du parc et du lac Ramsey.

Selon M. Barbeau, c’est plutôt la faute des gouvernements provincial et fédéral qui ont alloué des fonds à l’approche des élections, sans collaborer avec les conseils municipaux.

Nous payons tous des impôts et nous devrions […] planifier ces choses de façon appropriée, affirme-t-il.

Toujours pas de scène au centre-ville

Lorsque M. Loewenberg a appris que la municipalité allait recevoir 5 millions de dollars, il avait sa propre vision pour dépenser cet argent.

J’ai dit que nous devrions investir 1 million de dollars pour faire du parc un endroit magnifique, puis les 4 autres millions de dollars pour construire un centre des arts de la scène au centre-ville, se rappelle-t-il.

Et ils ont ri et ont dit : “Non, on ne peut pas faire ça.”

Une dizaine d’années plus tard, le Grand Sudbury n’a toujours pas de centre des arts de la scène ouvert tout au long de l’année.

M. Loewenberg dit qu’en tant que promoteur indépendant, les événements ponctuels dans un lieu extérieur comme l'amphithéâtre Grace Hartman représentent un risque réel.

Une journée pluvieuse pourrait me coûter ma maison, affirme-t-il.

Une scène communautaire

Le directeur des services de loisirs, Jeff Pafford, ne s’inquiète pas trop du coût de l’installation.

Jeff Pafford devant un amphithéâtre.

Jeff Pafford était coordonnateur des loisirs pour la ville lors de la planification de l'amphithéâtre.

Photo : Radio-Canada / Erik White

Il croit plutôt que la Ville a trouvé un bon équilibre entre les spectacles professionnels et les événements communautaires.

La vision a toujours été d’avoir d’abord et avant tout une installation communautaire, et qu’elle soit de plus capable d’accueillir des spectacles et des concerts de plus grande envergure, explique-t-il.

Je pense que nous aimerions certainement y voir plus d’événements et plus d’événements communautaires, admet le directeur. Nous sommes ouverts à ces discussions avec les organisateurs d’événements.

Nord de l'Ontario

Arts de la scène