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L'armée canadienne dépassée par les crises climatiques, dit le chef d'état-major

Des soldats canadiens travaillent près d'un pont à Montréal.

Des militaires ont été mobilisés lors des inondations au Québec ce printemps.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les Forces armées canadiennes sont poussées aux limites de leurs capacités en intervenant de plus en plus fréquemment lorsque des catastrophes naturelles frappent le pays, signale le chef d’état-major Jonathan Vance.

Ce printemps, il y a eu plus de soldats déployés au Canada – en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick pour des inondations, et en Alberta pour des feux de forêt – qu’outre-mer.

En 2016, l’armée canadienne n’était intervenue que lors des feux de forêt à Fort McMurray, en Alberta. En comparaison, au cours des deux années subséquentes, elle a plutôt dû mobiliser ses troupes à six occasions pour venir en aide à des communautés locales.

Notre structure est probablement trop petite pour qu'on soit capables de faire face à toutes ces missions.

Jonathan Vance, chef d'état-major de la Défense canadienne

Le chef d’état-major ajoute que les militaires canadiens devraient être mieux formés pour affronter les feux et les inondations, des phénomènes qui sont de plus en plus fréquents au pays.

Jonathan Vance discute tandis qu'il est assis sur un fauteuil.

Le chef d'état-major de la Défense canadienne, Jonathan Vance.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Vous ne pouvez pas simplement aller combattre un incendie, vous avez besoin d’un entraînement pour ça. Alors, nous aurons besoin de certaines troupes prêtes et disponibles, bien entraînées pour être capables de venir en aide aux pompiers locaux, mentionne le général Vance.

Ces déploiements dont la fréquence ne cesse d'augmenter représentent également une pression supplémentaire sur les militaires et sur leur vie familiale, souligne le général.

Lorsqu’on pense à l’année moyenne dans la vie d’un militaire, il peut être en déploiement à l’étranger six mois, puis revenir au pays, explique Jonathan Vance. Mais maintenant, il peut être à nouveau appelé pendant cette période à la maison pour intervenir lors d’une crise climatique.

Des soldats canadiens sur un véhicule blindé dans une rue inondée.

Des soldats canadiens dans les rues inondées de Gatineau, en 2017.

Photo : Reuters / Chris Wattie

Se préparer à la fonte de l'Arctique

Autre élément qui accentuera la pression sur les Forces canadiennes : la fonte accélérée des glaciers dans l’Arctique.

La libération de voies navigables des glaces augmentera le trafic maritime dans le Grand Nord, ce qui amènera inévitablement son lot de missions de recherche et de secours en mer.

Si des bateaux naviguent dans cette région et s’échouent, c’est une urgence qui nécessite une intervention immédiate, sans quoi des gens peuvent être blessés ou mourir, explique le général.

Jonathan Vance précise que les Forces armées canadiennes se préparent déjà pour ces changements dans le Nord, notamment avec de nouveaux navires de patrouille pour l’Arctique censés bonifier leur présence dans la région.

Nous devons prendre de l’avance, laisse tomber le général, en ajoutant que le mandat du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) devrait être révisé avec les États-Unis pour mieux faire face aux changements dans l’Arctique.

Avec les informations de CBC

Changements climatiques

Société