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Mort de Wanny Pelletier : une pièce de sécurité manquante sur le convoyeur

Photographie de famille de Wanny Pelletier et de sa mère assis à une table au milieu d'une salle de spectacle.

Le jeune Wanny Pelletier a succombé aux blessures subies lors d'un accident de travail survenu en décembre 2016.

Photo : Gracieuseté Stéphanie Labonté Côté

Radio-Canada

Des témoignages des employés du Groupe Savoie révèlent que le convoyeur dans lequel la jambe de Wanny Pelletier est restée coincé s'était brisé à deux reprises dans les jours précédent son accident mortel.

Deux ans et demi après l’accident de travail qui a causé la mort d’un jeune employé du Groupe Savoie, Wanny Pelletier, le bureau du coroner du Nouveau-Brunswick tient une enquête qui doit se dérouler jusqu’à mercredi, à Edmundston.

Le but de l’enquête n’est pas de déterminer des responsables dans cette affaire. Le coroner souhaite préciser les faits liés à la mort du jeune travailleur. Le jury formulera ensuite des recommandations dans le but de prévenir toute autre mort dans des circonstances semblables à l’avenir.

Wanny Pelletier, 17 ans, a subi un accident dans l’usine de granules du Groupe Savoie à Saint-Quentin.

Le jeune homme, qui était également un élève à la Polyvalente A.-J. Savoie, travaillait lorsqu’il a été percuté au bas du ventre par une pièce de machinerie. L’adolescent est resté coincé sous un convoyeur pendant deux heures. Il a finalement été emmené à l’hôpital d’Edmundston, où il a succombé à ses blessures quatre jours plus tard, le 26 décembre 2016.

Un convoyeur défectueux

Plusieurs employés du Groupe Savoie ont témoigné lundi devant le coroner Steve Gibson, dont le directeur de l'usine où a eu lieu l'accident.

Ils ont notamment révélé que le convoyeur dans lequel la jambe de Wanny Pelletier est restée coincée le 22 décembre 2016 s'était brisé à deux reprises durant les jours précédents.

Une chaîne a été réparée de façon temporaire en attendant le remplacement de la chaîne durant les congé du temps des Fêtes. Mais lors de la dernière réparation, une pièce de sécurité n'a pas été remise en place.

Le Groupe Savoie a reconnu sa culpabilité à une accusation de négligence, en novembre 2018. La Cour du Banc de la Reine lui a ensuite imposé une amende de 125 000 $.

Nouveau-Brunswick

Accident de travail